
près la mise en examen jeudi de Bruno Thomas, journaliste à Auto-Plus, dans le cadre d'une plainte en justice de Renault contre X pour "espionnage industriel", on apprend ce matin que les photos incriminées et publiées par le magazine ont été achetées entre 1 200 et 1 500 euros pièce.
L'AFP, qui tient ses informations d'une source judiciaire, rappelle que le journaliste a été mis en examen pour cinq chefs d'accusation :
- recel d'abus de confiance,
- contrefaçon par édition ou reproduction d'écrits, de dessin ou toute autre production au mépris des lois et règlements relatifs à la propriété de son auteur et recel,
- contrefaçon par diffusion d'œuvre de l'esprit au mépris des droits d'auteurs et recel,
- acquiescement aux sollicitations de corruption et complicité de ce chef,
- révélation du secret de fabrique et recel.
Il risque une peine maximum de cinq ans d'emprisonnement.
Mondadori, l'éditeur du magazine Auto-Plus, a exprimé mercredi son « total soutien » à Bruno Thomas ainsi qu'à « l'ensemble de ses équipes ».
Par ailleurs, la rédaction en chef du magazine a indiqué qu'elle poursuivrait la publication d'informations sur les futurs modèles de voiture avant leur commercialisation. « Il faut savoir quelle presse on veut avoir aujourd'hui en France, si on veut avoir une presse qui se limite à recopier les communiqués officiels ou est-ce qu'on veut avoir une presse qui a aussi en plus accès à des informations indépendantes qui peuvent être même confidentielles, qui en tous les cas font qu'on peut espérer avoir aujourd'hui dans notre pays, une presse indépendante », a déclaré le directeur de la rédaction d'Auto-Plus, mercredi sur RTL.