Aïda Touihri : "Je ne suis pas carriériste"
Ce dimanche 1er octobre, M6 programmera le premier numéro de 66 minutes à 17h45. Un grand magazine d'actualité présenté par Aïda Touihri. Pour imédias, la journaliste dévoile les contours de ce nouveau rendez-vous.
Pas particulièrement. Je ne peux pas dire que je suis en train de stresser un maximum. A mon sens, ça ne sert à rien car ce ne serait pas très constructif. Je n’ai pas de pression particulière sur les épaules si ce n’est de faire mon job correctement.
Quels sont vos objectifs avec ce magazine ?
Pour l’audience, je n’ai pas d’objectif particulier. Le nombre de téléspectateurs n’est pas inscrit dans le contrat que l’on a signé avec M6. En terme journalistique, l’objectif est de montrer des reportages sur l’actualité récente. Il s’agit de le faire d’une manière un peu plus fouillée que ce qu’on peut voir dans les JT avec plus d’enquêtes, plus d’analyses et des interviews de temps à autres.
Des reportages sur l’actualité, des interviews… Sur le papier, ça ressemble beaucoup à Sept à Huit. Vous êtes d’ailleurs aussi diffusé le dimanche mais une heure avant. En quoi ce sera différent du magazine de TF1 ?
C’est un peu comme si vous me demandiez la différence entre Télé 7 Jours et TV Grandes Chaînes. Les deux proposent le même contenu mais de manière différente. C’est un peu pareil pour un magazine de reportages multithématique comme Sept à Huit ou celui que nous lançons. C’est le même sur le papier mais différent dans la manière de traiter l’info. Vous verrez tout de suite la différence quand vous regarderez les deux.
Dans l’écriture par exemple ? Comment vous la définissez sur M6 ?
Dans le traitement également. Après, si vous voulez rentrer dans les détails : ils sont deux, je serai seule (rires) ! C’est vraiment plus dans le traitement de l’information et dans l’écriture.
On annonce déjà de grandes signatures connues. Myriam Alma, Anne-Elisabeth Lemoine, Mélissa Theuriau… Il n’y aura pas d’équipes fixe de reporters ?
Je ne vous confirme pas pour Anne-Elisabeth Lemoine etc. Pour Mélissa, oui. Par contre, on a une équipe fixe de journalistes qui viennent de M6 (Capital, Secrets d’actualité, Enquête exclusive) et qui connaissent très bien la boutique. Ils travaillent avec nous de manière permanente au sein d’une équipe de 5 reporters. Et à côté, on sous-traite avec la société de production Comity.
Donc ce sera surtout des productions en interne ?
Oui, absolument.
Allez-vous personnellement aller tourner des sujets sur le terrain ?
Ce n’est pas prévu pour l’instant mais ça me démange car je suis reporter avant d’être présentatrice. C’est vrai qu’en présentant les sujets, on a forcément envie d’y être donc c’est un peu difficile de rester devant la caméra.
L’émission avait d’abord été confiée à Laurent Delahousse puis Thomas Hugues. Comment êtes-vous arrivée sur ce projet ?
Je ne suis pas sûre que M6 ait discuté avec Thomas Hugues. Pour le reste, M6 a effectivement fait passer des castings à pas mal de personnes pour présenter 66 minutes puis les choses se sont passées très simplement cet été à la faveur de la présentation du journal Le 12 50 . On m’a alors proposé de présenter 66 minutes.
Votre rôle à l’antenne se limitera à lancer les sujets ?
A l’antenne, ce ne sont que des lancements de sujets mais il y a un vrai travail en amont. Je n’arrive pas le dimanche matin pour présenter les sujets. Je travaille avec le rédacteur en chef François Ducroux qui vient de Capital. On discute ensemble des sujets, de l’angle, du traitement donc ce n’est vraiment pas un job de speakrine !
On a beaucoup parlé du feuilleton Mélissa Theuriau/Anne-Sophie Lapix cet été entre TF1 et M6. Si TF1 vous proposait un poste pour présenter une grande édition, vous iriez ?
Franchement, comme ça, à priori non. Je ne suis pas particulièrement carriériste et je ne rêve pas de présenter le 20 Heures de TF1. Je prends les choses comme elles viennent et je préfère vraiment privilégier un mode de vie qu’une exposition qui pourrait être trop importante à mes yeux.
Vous avez l’air assez loin du phénomène de starification de l’info. Vous remerciez régulièrement les équipes de la rédaction dans vos programmes. Ca vous agace ce qu’on a pu voir ces derniers mois ?
Je ne dirais pas que ça m’agace. Je viens de la radio donc c’est vraiment un autre monde : on fait les mêmes reportages que les personnes de télé mais on est beaucoup moins exposés. Il n’y a pas ce côté un peu superficiel qui est dû à l’image donc c’est vraiment différent et ça me permet de garder une distance. Concrètement, je fais de la présentation télé depuis un an donc c’est vrai que j’ai eu le temps de voir un petit peu et de ne pas trop me prendre la tête avec ça. Pour moi, le fait de remercier les équipes est important car on voit une personne à l’antenne mais il y a vraiment beaucoup de gens derrière. J’y tiens beaucoup car je ne suis pas présentatrice dans l’âme et je sais ce que c’est que de bosser sur le terrain.
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