Bambou : Le chien comme fidèle compagnon du looser
Didier Bourdon dans "Bambou"
« Chien : Spécialement créé pour sauver la vie à son maître », tiré du Dictionnaire des idées reçues de Gustave Flaubert, vient conclure le film de Didier Bourdon, Bambou. Si on n'avait pas compris le message premier du film, là, plus de doute !
L'enjeu du film est simple : En quoi cette petite chienne va « sauver » la vie de son maître et lui permettre de renouer avec sa femme, que le succès tente plus que la vie de famille ? Didier Bourdon a voulu à son tour rendre hommage au meilleur ami de l'homme, le seul être à rester à ses côtés quand tout est perdu... c'est un peu comme Mickey Rourke qu'on a pu entendre, à la mort de son fidèle chihuahua Loki : « quelques fois, quand un homme est seul, tout ce qui lui reste, c'est son chien ».
Si le thème n'est absolument pas original, le duo Bourdon-Consigny + Bambou reste une proposition plutôt intéressante, et dans la tendance 2009 des films canins (Volt, Marley & moi, Un homme et son chien, Le Chihuahua de Beverly Hills...).
Un film en demi-teinte qui s'essouffle rapidement
La première partie du film, qui s'enchaîne jusqu'à la « déchéance d'Alain » est assez réussie : on y retrouve avec bonheur l'humour unique de Didier Bourdon, ses jeux de mots et quiproquo savoureux. On y découvre aussi un personnage secondaire hilarant : une femme de ménage néo punk-techno, qu'on ne comprend pas toujours quand elle parle, mais peu importe, on est mort de rire. Le personnage de Pierre Arditi, chef d'orchestre réputé à l'égo surdimensionné, est également un personnage secondaire rafraîchissant.
Le problème, c'est qu'une fois que notre personnage principal se retrouve seul face à sa chienne adorée (bien sûr, on finit toujours par être gaga de son compagnon poilu), Didier Bourdon a aligné une succession de gags et situations rocambolesques sans queue ni tête qui ne font pas avancer l'histoire. On est un peu perdu, on sait que le film va bien se terminer, mais on se demande comment on va arriver au bout ! Seul Eddy Mitchell en vétérinaire d'exception nous tire de notre désarroi l'espace de 5 minutes.
Aussi, si l'ambition du film justifiée à renfort de Flaubert est intéressante, ce que propose Didier Bourdon in fine est assez décevant.
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