es débuts ont été timides et parfois approximatifs pendant les premières phases du casting. Avant qu'il n'explose hier soir sur une réinterprétation totale du titre «New Soul» de Yael Naim.
«Les chiens ne font pas des chats».
Philippe Manoeuvre ne s'y est pas trompé hier soir en s'adressant après la prestation de
Benjamin Siksou à son papa, rédacteur en chef d'un magazine jazz. Sur un titre essoré en radio et télé - Apple l'utilise pour une publicité -, le candidat a offert une prestation magistrale aux téléspectateurs, l'une des meilleures de cette saison. A l'image d'un
Julien Doré déluré la saison précédente, il a su réinventer le rythme et s'autoriser quelques écarts avec la version originale. Benjamin a prouvé hier soir qu'il est devenu l'un des favoris de la compétition.
L'identité vocale. Difficile de trouver des casseroles cette année dans les 15 candidats retenus pour Baltard. Tous cultivent leurs côtés rock, folk et pop peu vus dans des émissions de télé-crochet. La différence se joue rarement sur la justesse mais plutôt sur l'interprétation. Quand une
Sian à l'immense voix endort Baltard,
Kristov,
Ycare et Thomas au timbre plus modeste imposent leur présence. Mais Benjamin réussit toujours à se détacher par son empreinte vocale unique. Savant mélange de
Jamie Cullum et
Paolo Nutini, elle est parfaitement identifiable. Et
Nouvelle Star est reconnue depuis deux saisons pour découvrir des voix atypiques.
Le beau gosse. Prétendre que le physique ne compte pas au cours d'une telle compétition serait hypocrite. Son look dandy chic à la Gainsbourg, son allure et sa timidité affolent filles et garçons. Sur Internet, sa popularité dépasse celle de ses camarades, ses prestations sont parmi les plus consultées et les mieux notées sur les sites de partage de vidéo. Benjamin a la cote.
L'alternative. La production aurait bien misé sur une fille cette saison après
Christophe Willem en 2007 et
Julien Doré l'année dernière. Incontestablement seconde favorite de cette promotion, Amandine. Magistrale hier soir sur
"Rehab" de
Amy Winehouse, la perfection de ses prestations ne surprend que trop rarement les téléspectateurs.
Un sérieux concurrent. Tout risque de se jouer entre
Jules et Benjamin. Ils usent d'une voix mâture en total décalage avec leur gueule de post-ado. M6 et la production l'ont bien compris : les duos se multiplient entre eux et leur complicité
off prime est largement montrée à l'écran. Les mêmes ficelles avaient été utilisées deux ans auparavant avec Gaël et Florian.
Un favori. Pour s'assurer un maximum de «buzz» autour du programme, Fremantle – le producteur – doit se trouver un favori. On se souvient des prestations de
Julien Doré, très travaillées donc très attendues à l'occasion de chaque prime. En multipliant les réadaptations de titres comme hier soir, Benjamin sera le candidat dont on parlera chaque matin devant la machine à café. Et c'est ce qui en fait généralement un vainqueur.