
e soir à 23 heures en direct sur Paris Première,
Géraldine Muhlmann présentera le premier numéro de
Cactus. Ce nouveau magazine réunit des débatteurs passionnés pour un rendez-vous qui souhaite s'inscrire dans la lignée de « Droit de réponse ». Entretien avec sa présentatrice.
C'est la première fois que vous animez une émission. Comment vous sentez-vous ?
Normalement stressée mais surtout très enthousiaste. On a fait deux pilotes vendredi dernier, ce qui nous a permis de tester la mécanique de l'émission, de faire mes premières dents comme animatrice. On était avec les débatteurs pour voir comment ça marchait entre eux. Il y en aura six à chaque émission.
La mode est aux polémistes à la télé. En quoi ce sera différent ?
On essaie au maximum de ne pas prendre ceux qu'on voit partout. On ne prend pas de journalistes ou de chroniqueurs professionnels ! On a des gens qui ont un métier par ailleurs, un ancrage dans la société. Ils ont pour point commun d'être des passionnés de l'actualité et qui aiment le débat et la contradiction.
Qui verra-t-on par exemple ?
On aura des gens du monde de l'entreprise comme Romain Hatchuel, un jeune entrepreneur, l'avocat général Philippe Bilger. On aura aussi des avocats, une cadre de La Poste ou encore le footballeur Vikash Dhorasso.
Vous avez aussi mis en place de petits procédés dans la mécanique comme l'UBM, en quoi ça consiste ?
Oui, c'est un partenariat avec TNS qui établit un classement des événements qui ont fait le plus de « bruit » (UBM = Unité de Bruit médiatique, NDLR). Comme nous sommes en direct, on pourra le réactualiser jusqu'à la dernière minute. Je passerai sept ou dix thèmes en revue sous la forme d'un hit-parade. Et on ne débattra que sur quatre ou cinq d'entre eux.
Un système de « floutage » est aussi mis en place quand les invités adopteront la langue de bois…
Oui, mais on ne veut pas du tout que ce soit violent ou que ça s'apparente à un rappel à l'ordre. Ce sera fait avec humour et décontraction pour casser l'esprit de sérieux. Ce sera piloté par la régie quand un chroniqueur déborde en temps de parole ou « aboie », écoute trop peu… En fait, ils sont en demande de ce genre d'outil car ils savent que dans une émission de débats, il y a des joutes verbales un peu faciles où on ne s'entend plus.
Ce n'est pas frustrant de faire une émission d'actualité sans invités ?
Il y en aura aussi. Sur un ou deux sujets d'actualités, nous ferons entrer un invité. Cet acteur de l'actualité pourra interpeller les débatteurs et vice versa.
Comment êtes-vous arrivée à la présentation de l'émission. Vous étiez candidate ?
Pas du tout. Je n'avais jamais déposé aucun projet et j'ai eu un appel de Jacques Expert (directeur des programmes de Paris Première, NDLR) début juillet. J'ai l'impression qu'il y pensait depuis longtemps. Les idées de l'émission ne viennent pas de moi, elles m'ont été suggérées. Ils ont pensé à moi et j'ai tout de suite trouvé ça très intéressant.
Et quand Paul Wermus raconte que les idées viennent de lui, qu'avez-vous à lui répondre ?
Il a dit qu'on lui avait piqué son titre. Je n'ai jamais rencontré Wermus et je sais juste que la chaîne a été très rigoureuse dans le choix du titre en faisant attention à ce qu'il ne soit pas déposé. Et il n'était pas déposé.
Vous êtes toujours prof de sciences politiques à Paris. Quand on est professeur de faculté, on a aussi du temps pour être animatrice ?
Mon premier métier est d'être avant tout prof : je m'occupe de mes étudiants, je fais de la recherche, j'écris. Par ailleurs, je suis une passionnée d'actu et j'ai toujours été très intéressée par le débat public et le journalisme. J'aime bien faire beaucoup de choses et j'ai arrêté toutes mes activités de chroniqueuse à part RTL. Je faisais déjà beaucoup de choses avant mais j'étais simplement dans des rôles différents. On peut dire que je fais mon métier et en plus, je donne mon vendredi soir à une activité qui me fait vraiment plaisir, après certes plusieurs coups de fils et quelques réunions en semaine pour préparer l'émission. Donc je crois que c'est possible.