
a y est, c'est reparti. Pendant deux semaines, des créatures au corps de rêve et des réalisateurs barbus en smoking et avec des lunettes de soleil à 21 heures vont monter des marches sous les flashs des photographes. Ca va polémiquer, ça va regarder, ça va critiquer, ça va ronfler, ça va récompenser. Récompenser qui ? Ozap fait, pour vous, une sélection subjective et non exhaustive des films à voir pour cette 61e édition du Festival de Cannes.
En Compétition
Histoire de déconner un peu, l'équipe de Cannes a donné sa sélection au compte-goutte.. On ne va pas vous faire la liste des 22 films, mais on va juste jeter un coup d'œil aux plus attendus.
Papy Eastwood sera de la partie, avec
Changeling, un film sur les années 20. Il sera face à Steven Soderbergh, qui a bien compris qu'un Ocean's 14 risquerait de lasser (surtout que Clooney est trop occupé entre faire la promo de son film
Jeux de dupes et boire des cafés en faisant des clins d'œil). Il amène cette fois
Le Che, un film sur… Le Che (est-il vraiment besoin de le préciser ?).
Les petits Français sont au nombre de trois. Les très bons mais très chiants frères Dardenne reviennent avec
Le Silence de Lorna. Ils ont déjà piqué Deux Palmes d'Or les vingt dernières années, alors ils viennent sans doute pour la gloire, mais Cannes sans les Dardenne, c'est un peu comme Dave sans ses cheveux blonds ou Francis Lalanne sans ses cuissardes : inimaginable. Il y aura aussi
La Frontière de l'Aube de Philippe Garrel, avec Louis Garrel (merci papa) et Laura Smet ; et
Un conte de Noël, de Desplechin.
Hors Compétition
Parce que Woody Allen a bien compris qu'il n'aura jamais la Palme, il vient maintenant en touriste, avec Vicky Cristina Barcelona. Le très attendu
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (le nom est presque aussi long que l'attente) sera projeté en avant-première, c'est la caution «grand public» du Festival (l'année dernière, c'était Ocean's thirteen). Ah, oui, j'oubliais. Il y aura aussi
Kung-Fu Panda. Toute l'équipe d'Ozap planche dessus pour comprendre pourquoi.
Un Certain Regard
La sélection «Un Certain Regard» se veut un coup de projecteur sur des films «atypiques» ou «peu connus». En clair, tout et n'importe quoi, du bon comme du mauvais. Cette année, Gondry s'associe à Bong Joon-Ho et Leos Carax pour pondre
Tokyo !, trois films en un qui parlent de… bon, on ne va pas préciser à chaque fois.
Raymond Depardon (mais non, il n'est pas mort voyons !), amène un documentaire tourné en suivant pendant dix ans des paysans de moyenne montagne (on vous avait dit que ce serait n'importe quoi). A voir aussi,
Hunger, de Steve McQueen (dont c'est le premier film), qui n'a rien à voir avec Steve McQueen (
Les Sept Mercenaires,
L'Affaire Tomas Crown) qui lui, pour le coup, est mort.
Quinzaine des réalisateurs
Asia Argento et Mathieu Amalric se donneront la réplique dans
De la guerre, un film qui ne parle même pas de guerre, mais d'un type enfermé dans un cercueil qui décide de rejoindre un royaume merveilleux. Quand même. Il sera face au film
Le Voyage aux Pyrénées, des eux aussi très chiants (mais même pas bons, contrairement aux frères Dardenne) frères Larrieu, avec un nouveau film de paysages bucoliques et montagnards (on s'était déjà tapé les Alpes dans
Peindre ou faire l'amour).
Reste maintenant à savoir lequel remportera la Palme. Si ça se passe comme l'année dernière, inutile de chercher : le gagnant, 4 mois, 3 semaines et 2 jours, était encore inconnu par la moitié des festivaliers au moment de la remise des prix.