Aujourd'hui à Cannes : sur le Boulevard de la mort
Une blague, un délire. C'est ainsi que Quentin Tarantino voir Boulevard de la mort, l'un des deux volets de Grindhouse, série réalisée avec son ami Robert Rodriguez . Le film est présenté aujourd'hui à Cannes.
Ce jour, trois films sont en compétition à Cannes, dans des genres bien différents.
Autre film, autre genre, Quentin Tarantino ramène son Boulevard de la mort, l’un des deux volets de la série Grindhouse qu’il a concocté avec son ami Robert Rodriguez. Un film de série B, un délire de cinéaste comme il le décrit. Il s’agit de l’histoire Jungle Julia, la DJ la plus sexy d'Austin (Texas), qui parcourent les bars avec ses amis Shana et Arlene. Mais toute l'attention qu'on leur porte n'est pas forcément innocente : Mike, cascadeur balafré et inquiétant, les suit sans se dévoiler, tapi dans sa voiture indestructible...
Après sa Palme d’Or pour Pulp Fiction et sa récente présidence du Jury, Tarantino a l’air encore bien décidé à deffrayer la chronique cette année.
Enfin, Lumière Silencieuse de Carlos Reygadas nous emmène au Mexique, où Johan et les siens sont des mennonites. En contradiction avec la loi de Dieu et des hommes, Johan, marié et père de famille, tombe amoureux d'une autre femme.
Hors compétition
Et, oh, on peut faire une petite pause, même à Cannes non ? Pas de film hors-compétition puisque c’est ça. Ca vous laissera le temps de vous préparer pour Ocean’s Thirteen.
Un certain regard
Aimer le cinéma n’empêche pas de s’intéresser à l’histoire. C’est donc un documentaire, Rue Santa Fe de Carmen Castillo, qu’on verra aujorud’hui.
C’est dans cette rue, le 5 octobre 1974, dans les faubourgs de Santiago du Chili, que Carmen Castillo est blessée et son compagnon, Miguel Enriquez, chef du MIR et de la Résistance contre la dictature de Pinochet, meurt au combat.
C’est le point de départ de Calle Santa Fe, voyage sur les lieux du présent. Tous ces actes de résistance valaient-ils la peine? Miguel est-il mort pour rien? Au travers de témoignages, la réalisatrice tente d’y apporter sa réponse.
Puis nous nous intéresserons à l’histoire d'un sosie de Michael Jackson, qui se révèle être le souffre douleur de toute une communauté de sosies dans la profonde Écosse. C’est la trâme de Mister Lonely, drame d’Harmony Korine, scénariste de Larry Clark.
Quinzaine des réalisateurs
Yumarta, de Semih Kaplanoglu, nous entraîne en Turquie, pour découvrir le poête Yusuf qui part accompagné d’une jeune fille, Ayla, pour accomplir un rite sacrificiel en l’honneure de sa mère. Mais sur la route, Yusuf et Ayla découvrent qu'ils sont attirés l'un par l'autre.
Puis retour en France, avec La France de Serge Bozon. Une fresque historique où, pendant l’automne 1917, Camille vit au rythme des nouvelles de son mari parti au front. Mais un jour elle reçoit une courte lettre de rupture, sans autre explication. Bouleversée et prête-à-tout, elle décide de se travestir en homme pour le rejoindre. Elle se dirige vers le front, empruntant les chemins de traverse afin d’échapper à la vigilance des gendarmes. Dans une forêt, elle rencontre une petite troupe de soldats qui ne se doutent pas de sa véritable identité. Elle va les suivre, et changer ainsi de vie, découvrant au fil des jours et des nuits ce qu’elle n’aurait pu imaginer, ce que son mari ne lui avait jamais raconté et ce que ses nouveaux compagnons se garderont de lui révéler : la France.
Pour finir , une petite halte en Colombie pour découvrir PVC-1 de Spiros Stathoulopoulos. Elvia Cortez, mère de quatre enfants et éleveuse de bovins, est victime d’un acte terroriste extraordinaire. Ne pouvant payer une rançon de 7000 dollars, Elvia est transformée en bombe humaine. Elle tente avec sa famille de se libérer de ce piège physique et mental. Inspiré de faits réels, PVC-1 est tourné en une seule prise.
Semaine internationale de la critique
Pour terminer cette journée, allons découvrir Les Méduses. Au travrs d’une série d’histoires différentes, Etgar Keret dresse une satire, aune llégorie d’une génération perdue. Les Méduses fait le portrait du Tel Aviv d’aujourd’hui.
L’actu
C’est là tout le paradoxe de Cannes. Pendant qu’un « auteur » présente un film, ce que Cannes est censé représenter, quelques peoples lui volent la vedette. C’est ainsi que Angelina Jolie et son fiancé Brad Pitt ont piqué la vedette à Gus Van Sant, qui présentait hier son film Paranoid Park. Son film, sur la jeunesse perdue américaine, a été plutôt bien reçu par le public et la critique. Mais l’évènement était en fait la venue d’Angelina Jolie (et de son compagnon Brad Pitt donc), venue défendre le film Un coeur invaincu de l’Américain Michael Winterbottom, sur la mort du journaliste Daniel Pearl, décapitée par des intégristes pakistanais. Les flashs ont crépité pour leur passage, un peu moins pour Gus Van Sant. Voyons qui le jury préfèrera.
La phrase
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Présente à Cannes, la reine Noor de Jordanie a hier profité de la popularité du Festival pour louer un festival engagé et politique.
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