Aujourd'hui à Cannes : Rock et humour noir
En compétition
C’est comme ça chaque jour, un insider et un outsider. Le gros film du jour, ce sont les incroyables frères Cohen qui nous l’apportent : No Country for Old Men. Ils y racontent la cavale à travers le Texas d'un homme ayant découvert une mallette lui ouvrant le chemin vers la richesse et... les ennuis.
Avec les réalisateurs de Barton Fink, Palme d’Or à Cannes en 1991, on s’attend à un nouveau petit bijou d’humour noir. Encore une fois, les frères sont à la fois à la réalisation et au scénario, et dirigent cette fois-ci Tommy Lee Jones (Men in Black, Le Fugitif) et Javier Barden (un habitué des films espagnols, comme dans En chair et en os d’Almodovar ou Mar adentro d’Alejandro Amenabar).
De l’autre côté, Kim Ki-duk arrive avec Souffle. Non pas qu’il soit un débutant, loin de là (il détient, entre autre, un Ours d’argent du meilleur réalisateur), mais il est toutefois moins connu du public occidental.
Le pitch : La jalousie, un souffle qui nous épuise. Le pardon, un souffle qui nous soulage. L’espoir, un souffle qu’on retient. La passion, un souffle qu’on libère…
Voilà de quoi parle ce film. Il est difficile d’en dire plus.
Hors compét’, on ira s’intéresser au système de santé américain par le documentariste Michael Moore. Après sa Palme d’Or pour Fahrenheit 9/11 et son attaque en règle du gouvernement Bush, un petit tour du côté des hôpitaux avec Sicko. La polémique sur son film (les Etats-unis ont porté plainte contre Michael Moore, officiellement pour s’être rendu pour les besoins du documentaire à Cuba, sous embargo) risque d’attirer du monde. Mais que peut-il y avoir de si dérangeant dans ce film ?
Ensuite, on enchaîne en musique ave U2 3d, un documentaire de Catherine Owens sur la célèbre tournée Vertigo de U2. Cannes s’annonce décidemment bien rock cette année, avec aussi le Control d’Anton Corbijn sur la vie (et la mort) du chanteur Ian Curtis.
Un certain regard
Aujourd’hui, on pourra poser un certain regard sur La Visite de la fanfare, un drame d’Eric Kolirin. Il s’intéresse à une petite fanfare de la police égyptienne arrivant en Israël pour l’inauguration d’un centre culturel arabe. Personne n’étant à l’aéroport, ils tentent alors de se débrouiller seuls, pour finalement se retrouver au fin fond du désert israélien dans une petite ville oubliée du monde.
Ensuite, faisons Le Rêve de la nuit d’avant. Ce rêve, c’est celui de Marceline pour le théâtre. Mais sa rencontre avec un metteur en scène qui lui promet monts et merveilles ne lui apportera que des déceptions. Valeria Bruni-Tedeschi, grande actrice (5x2, Le Temps qui reste, Munich) mais aussi réalisatrice (son premier film Il est plus facile pour un chameau lui a valu le Prix Delluc), risque, encore une fois, de nous surprendre.
Quinzaine des réalisateurs
Garage, de Lenny Abrahamson, nous racontera les aventures d’un marginal propriétaire d’une station service délabrée en Irlande pour qui tout va changer lors d’un été fatidique.
Puis Mia Hansen-Love nous dira que Tout est pardonné. Même son héros Victor qui, suivi par sa femme et sa fille, arrive à Paris en espérant décrocher de la drogue. C’est malheureusement le contraire qui se produit.
Semaine internationale de la critique
A travers le destin entremélé d’un Cosaque, bien décidé à retrouver les voleurs de chevaux qui ont tué son frère, et des deux frères à l’origine du meurtre, Voleur de chevaux de Micha Wald nous entraîne dans l’Europe de l’Est du XIXe siècle.
Dans un village à Majorque, un ouvrier allemand fraîchement arrivé se voit accusé d’un mal dont il n’est pas à l’origine. Il s'agit là de la trame principale de Yo, drame de Rafa Cortèz.
Nous suivrons aussi les gestes d’un homme dans El Asaltante, deux heures décisives qui vont être une question de vie ou de mort.
L'actu
Alain Delon, qu'on le veuille ou non, est une des facettes du cinéma hexagonal. Alors il arrive. Invité par Gilles Jacob, le Président du Festival, l'acteur s'est dit <
La phrase
<<Zodiac, risqué ? Je ne vois pas ce qui pourrait être plus intéressant que l’Inconnu.>> Jake Gyllenhaal
Accueilli comme il l'a été, Zodiac n'avait pas grand chose à craindre. Apres avoir fait <
- Génial0
- Incroyable !0
- Prévisible0
- Déprimant0
- Rien à faire0
