
ans un entretien accordé au
Parisien,
Patrick de Carolis continue sa mise au point après les critiques de l'exécutif sur les programmes de l'audiovisuel public.
Tout d'abord, le PDG de France Télévisions revient sur ses propos virulents envoyés au chef de l'Etat.
Hier, sur RTL, il avait qualifié de « faux, stupides et injustes » les propos de Nicolas Sarkozy lorsqu'il dénonçait le manque de différences entres les programmes des chaînes privées et des chaînes publiques. « Cette réplique n'était pas
ad hominem », assure Patrick de Carolis. « Elle s'adressait à tous ceux qui, depuis des mois, s'évertuent à déstabiliser le service public. Quand j'entends des patrons de l'audiovisuel privé dire que la seule différence entre leur entreprise et la nôtre est la messe, je suis en droit de réagir. »
Enfin,
Patrick de Carolis revient sur les remarques de Nicolas Sarkozy adressées à Patrice Duhamel, numéro deux de France Télévisions, au sujet du transfert de
Julien Courbet sur France 2. Le chef de l'Etat avait vivement critiqué (devant témoins) l'arrivée de l'animateur sur la chaîne,
se déclarant même « furieux ». « Le président ne s'en est pas ouvert à moi », explique Patrick de Carolis. « Je suis convaincu que l'émission que
Julien Courbet présentera à la rentrée n'aurait jamais existé sur une télévision privée. Le concept et le pilote sont totalement en phase avec mon projet éditorial. »