Cauet se lâche
Cauet a une tête à faire de la radio. Avec son équipe un peu folle dingue, il déglingue depuis désormais quelques années le petit écran. Le concept de Cauet retourne la télévision ne casse pas une brique à un canard. Primo, parce que les canards n'ont pas de brique, même sur Tétris. Deuxio, parce que l'idée qui sous-tend l'émission, à savoir la parodie d'émissions télévisées n'est pas une grande nouveauté. Patrick Sébastien avec Le grand bluff, dans un genre différent, les Inconnus en leur temps, au début des années 90, « c'est ton destin », ou encore Ruquier et Compagnie, sont passés par là et repasseront ici.
La qualité de la réalisation et les moyens mis à la disposition de ces nouveaux rigolos du samedi soir laissent la place à un programme qui pour ne pas être familial, peut rassembler une majorité de téléspectateurs. Si les rumeurs de son départ de TF1 vers M6 se confirmaient, la chaîne qui en qu'une perdrait une pompe à publicité à en juger au nombre de coupures publicitaires de l'émission.
Analogie
N'empêche, Sébastien Cauet est à la télévision ce qu'est le hamburger à la gastronomie. Cela ne rassasie pas et laisse des douleurs à l'estomac. Il reste quelques éclairs de génie et de drôlerie comme sait le faire Cauet. C'est d'ailleurs ce qui sauve l'émission de la catastrophe. La parodie de 118/218 avec « 110 huîtres, 210 huîtres », « le grand frère », la « bof box » suivi de « la meuf box »... L'animateur gagnerait à ne pas taper systématiquement dans le scatologique et en dessous de la ceinture. Cela tourne à l'occlusion intestinale. Car sa potacherie dispose de sa place à la télévion. A la muse Cécile de Ménibus d'inspirer un peu plus son maître.
L'avantage d'une telle émission est de s'appuyer sur des émissions non-exemptes de caractéristiques faciles à caricaturer. L'inconvénient c'est qu'elle oblige à devenir soi-même culte. Verdict, lundi dans les cours de récréation des lycées.
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