Les Beaux Gosses : Un film sur les ados qui fait figure d’anti-"LOL"
Les Beaux Gosses, c'est un film emprunt de réalisme sur une bande d'ados du collège Eric Tabarly de Rennes. C'est l'histoire de deux potes, Hervé et Camel qui, à des années lumières du Brevet des collèges, ne pensent qu'à sortir avec des filles et réaliser leurs fantasmes venus tout droit des catalogues La Redoute de leur mère. L'anti LOL pour de nombreuses raisons. Dans ce film, pas de « prédateurs » de la bourgeoisie parisienne, pas de « beaux gosses » au sens premier du terme, pas de winners : des adolescents moyens : moyen moches, moyen intelligents, classe moyenne (Hervé vit dans la cité des Orties)...
Si LOL essaie de dépeindre l'adolescence d'aujourd'hui, Les Beaux Gosses est surtout un film hors du temps, qui s'attache davantage à montrer une forme de pérennité de l'adolescence, qui pourrait aussi bien se passer dans les années 80 qu'à la fin des années 2000 ; on voit à peine passer un ordinateur et un téléphone portable. Il ne faut pas se leurrer, l'action, les émois adolescents se sont toujours passés, et se passeront toujours au sein du collège, et à la sortie des cours, sur le chemin du retour à la maison.
Un film héritier des nanars de notre enfance, le réalisme en plus
Les beaux gosses, c'est un peu nos Sous-doués ou nos P.R.O.F.S., à ceci prêt que nos acteurs sont de vrais ados, pas de jeunes adultes (à l'image de Daniel Auteuil) qui jouent les lycéens attardés... et c'est d'autant plus réaliste que ces « crapauds » ne vont pas se transformer en « princes charmants » à la fin du film. Dans leur « loose ordinaire », ils vont certes évoluer, grandir, gagner en confiance, mais ne se transformeront jamais vraiment en winners du lycée.
Si on doit poursuivre une comparaison avec LOL, on peut aussi dire que contrairement au premier, auquel ce sont surtout les filles qui se sont identifiées (et surtout projetées dans une adolescence davantage rêvée que vécue), Les Beaux Gosses est résolument un film qui va émoustiller plus d'un garçon, en le replongeant dans ses galères collégiennes, amoureuses et sexuelles.
Riad Sattouf, en portant ses souvenirs et une forme de nostalgie à l'écran, à réussi à nous faire rire sans trop nous faire regretter cette période un poil chaotique de notre adolescence.
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