
vec la chute des ventes de disques, le SNEP, le syndicat national de l'édition phonographique a décidé de revoir les seuils des récompenses décernées aux plus gros vendeurs de disques. Désormais, un artiste se verra ainsi offrir un disque d'or à partir de 50 000 exemplaires d'un single ou d'un album. Depuis 2006 et la dernière modification des règles d'attribution, il fallait en écouler 75 000 copies.
Mais cette dévaluation est encore plus forte pour le disque de platine. Désormais, il ne faudra plus vendre 200 000 mais « seulement » 100 000 copies pour décrocher cette prestigieuse récompense. Enfin, le disque de diamant sera accordé aux disques s'étant vendus à 500 000 unités (contre 750 000 jusqu'à maintenant).
« Cette révision à la baisse tend à dévaloriser la notion de disque d'or. Toutefois, le marché étant ce qu'il est, nous avons décidé de nous aligner sur ces nouveaux seuils » a expliqué Jérôme Roger, le directeur de l'Union des producteurs phonographiques français indépendants, interrogé par
Musique Info Hebdo.
A noter que ces récompenses ne se basent que sur les ventes physiques des disques et ne prennent pas en compte les ventes digitales réalisées sur les plateformes de téléchargement légal. Et si, à l'heure actuelle, la vente d'albums digitaux en France reste marginale, celle des titres à l'unité prend de l'ampleur. Ainsi, alors que la meilleure vente d'albums ne s'écoule en moyenne qu'à un ou deux milliers d'exemplaires par semaine, un single peut désormais séduire plus de 10 000 acheteurs en digital, un score sensiblement supérieur aux ventes physiques.
Suivez l'actualité en direct avec Ozap sur
Twitter et
Facebook.
Suivez l'actualité en direct avec Ozap sur
Twitter,
Facebook ou avec nos
Widgets (iGoogle, Netvibes, Vista, ...).