District 9 : Un film de SF brillant, intelligent et marquant
Wikus Van Der Merwe est un employé de la MNU, une agence chargée de la gestion des extraterrestres. Ceux-ci, surnommés « crevettes », sont confinés dans un immense ghetto, le District 9, depuis leur arrivée sur terre il y a 20 ans, à bord d'un vaisseau désormais en panne au-dessus de Johannesburg. Wikus a été chargé par son beau-père, un important responsable de la MNU, de superviser l'évacuation des extra-terrestres vers un nouveau camp, à 200 km de la ville. Son rôle est de notifier aux extra-terrestres leur avis d'expulsion.
Un scénario malin qui appelle à la réflexion
Le traitement psychologique des personnages et notamment du personnage principal est parfait. Wikus van der Merwe est, au départ, un parfait loser : pourvu d'un nom ridicule, ressemblant à un [personnalite_ozap%]Steve Carrell[/personnalite_ozap%] sorti tout droit de la série The Office ou de 40 ans, toujours puceau, Wikus est un Jean-Claude Ranu puissance 10, un grand niais qui a un avis sur tout, qui considère les extra-terrestres comme des handicapés mentaux et qui ne fait rire que lui à coup de vannes stupides ou de remarques débiles. Mais petit à petit, ce grand bêta de Wikus va se transformer physiquement et mentalement. Il va arrêter d'être un lâche et va enfin retrouver une humanité, devenant un super héros qui a de l'empathie pour les extraterrestres et qui va tout faire pour les protéger. Le chétif se transformant en héros vif et courageux : comment ne pas penser au Spider-Man de Sam Raimi ?
La référence à Starship Troopers se retrouve dans le traitement des protagonistes, qui est quasiment le même dans le film de Paul Verhoeven. Ici, les humains ont le mauvais rôle : ce sont eux les créatures hargneuses, ne pensant qu'à buter des extraterrestres et à foutre la pagaille. Seul le personnage de Wikus, du fait de sa transformation, va redevenir « humain » et montrer sa sensibilité. Neill Blomkamp, comme Paul Verhoeven, a inversé les rôles pour nous interroger sur le rôle de l'homme dans la société. Le film est une subtile métaphore sur le racisme, la ségrégation, le pouvoir des médias, la société de consommation, mais aussi sur la puissance des grandes multinationales (notamment les marchands d'armes).
Un traitement visuel fabuleux
En plus de nous offrir un scénario riche en réflexions et en rebondissements, Neill Blomkamp nous gratifie d'un traitement visuel fabuleux. Il superpose un style réaliste et documentaire (le faux reportage) avec des effets spéciaux grand cru (du jamais vu, en quelque sorte). Les créatures sont parfaitement représentées, tout comme le vaisseau faisant penser à un immense navire prêt à lever l'ancre. Neill Blomkamp combine visuellement le réel avec le surnaturel, ce qui permet d'appuyer encore un peu plus son propos.
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Evangeline Lilly se fait pourtant très rare au cinéma.
Il faudra attendre décembre 2012 pour le premier volet.
Les deux volets du film pourraient coûter 500 millions de dollars.
Guillermo Del Tor réalisera "Bilbo le Hobbit", produit par Peter Jackson.
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