L'espionne présumée de France 24 sort de son silence
Ce matin, Libération donne la parole à Candice Marchal, soupçonnée d'espionnage à France 24. Dans les colonnes du quotidien, celle par qui le scandale est arrivé nie toute tentative d'espionnage pour le compte de Christine Ockrent. « Je me suis connectée à des serveurs de l'AEF avec un mot de passe fourni par l'informaticien, j'y ai accédé depuis chez moi depuis mon ordinateur professionnel (...) (J'ai accédé) à des éléments de la société auxquels j'avais accés de par mes fonctions » explique-t-elle.
Une enquête suspecte
Candice Marchal dénonce surtout l'enquête dont elle fait l'objet à France 24. Une enquête menée « par une officine privée » qui, précise-t-elle « a été créée le 4 octobre dernier ». Pour rappel, Alain de Pouzilhac, directeur de France 24 en conflit ouvert avec Christine Ockrent sa numéro deux, commande une enquête à une société privée après des fuites dans la presse concernant le budget de la chaîne. C'est cette enquête, et non les investigations de police, qui désignera Candice Marchal comme espionne présumée de France 24.
« Le rapport de l'officine, je le conteste haut et fort » explique-t-elle. Elle soupçonne cette société d'avoir placé un disque dur dans son ordinateur avec les fameux fichiers :« J'ai remis mon ordinateur à la demande de l'AEF le 7 novembre et il est parti en expertise deux ou trois semaines plus tard, ça laisse le temps de mettre un disque dur ou de le modifier » dénonce-telle. Pour Candice Marchal, ce n'est pas elle qu'on vise, mais Christine Ockrent : « J'ai l'impression d'être un pion de l'échiquier ». L'ex-salariée de France 24 compte d'ailleurs déposer plusieurs plaintes pour escroquerie, atteinte au secret de la correspondance et pour violation du secret professionnel. Sans compter son attaque aux prud'hommes pour contester son licenciement.
Premier soutien de Christine Ockrent
Depuis le début de cette affaire, Christine Ockrent n'avait compté aucun soutien, se livrant seule dans la bataille médiatique, Marianne et Le Point la désignant comme l'une des commanditaires de cette vaste opération d'espionnage au sein de la société qui gère l'audiovisuel extérieur de la France. Désavouée par ses directeurs et sa rédaction la semaine dernière, elle n'a pas démissionné de son poste. Si son ministre de tutelle n'a pas encore pris de décision quant à son avenir au sein du groupe, le comité d'entreprise de RFI - membre de l'AEF - a demandé hier à la justice la désignation d'un administrateur provisoire pour remplacer les deux dirigeants. A ce jour, l'enquête de police en cours n'a toujours pas délivré ses premières conclusions. Elles risquent d'être explosives.
- Génial0
- Incroyable !0
- Prévisible0
- Déprimant0
- Rien à faire0
Nos confrères de Libération publient de nouvelles révélations ce matin : désormais, c'est Alain de...
"Je ne démissionne pas, je prends acte de ma révocation", explique la journaliste.
Une perquisition est en cours au sein de la chaîne de télévision suite à la plainte de la journaliste...
La journaliste contre-attaque et accuse à mots couverts son patron de harcèlement moral.
Voir toute l'actualité sur Christine Ockrent
