Cannes : On prend les même et on recommence (vidéos)
Festival International du Film de Cannes. International ? Bah tiens. Pas commencée, déjà critiquée, la 62e édition du festival s’ouvrira ce mercredi 13 avec une sélection qui manque un peu d’originalité. De fraîcheur. D’ouverture sur le monde. Comme si tout avait été prévu pour faire un peu de polémique, un peu de politique, un peu de glamour. Un peu de sang, un peu de rire, un peu d’histoire. Mais pas trop.[lirelasuite]
Bande-annonce d’Inglorious Basterds, de Quentin Tarantino
L’Asie, aussi, a su se faire sa place sur la Croisette cette année. Le maître du polar Johnny To fait tourner notre Johnny national (Hallyday, j’entends), ce qui n’est pas un mal. Meilleur acteur que chanteur, on préfère le voir sur un plateau que l’entendre sur une scène. Et avec un titre comme Vengeance, on est impatients de voir ce que ça donne. En 2000, Ang Lee, lui, présentait Tigre et Dragon à Cannes. Et depuis, rien. Le revoilà avec Taking Woodstock, sur les coulisses du festival hippie. A noter aussi, une histoire d’amour homo dans Nuit d’ivresse printanière de You Lee, cinéaste régulièrement censuré, parce que Cannes, c’est aussi politique, et une bonne dose de sang avec le « Tarantino Sud-coréen » Park Chan Wook (Thirst, ceci est mon sang).
Bande-annonce de Vengeance, de Johnny To, avec Johnny Hallyday
Les mauvaises langues diront même « on prend les mêmes et on recommence ». Quentin Tarantino, Ang Lee, Jane Campion, Michael Haneke, le tapis rouge est déjà bien usé par leur passage. Sans parler d’Alain Resnais, qui montait déjà les marches pour Mon Oncle d’Amérique… En 1980. Qu’a encore à prouver, par exemple, Ken Loach avec Looking for Eric, sur la vie d’Eric Cantonna ? Quatorze participations à son actif, et déjà une Palme d’Or (2006, [film%]Le Vent se lève[/film%]). Ah oui, c’est vrai, c’est la caution foot du festival. L’année dernière, c’était Maradona sous la caméra de Kusturica et en 2006, Zidane, Portrait du XXIe siècle. Le Festival de Cannes, c’est populaire, on vous dit.
Bande-annonce de Looking for Eric, de Ken Loach, avec Eric Cantonna
Et alors, la polémique ? Lars Von Trier (celui qui surnommerait Gilles Jacob, le président du festival, « papa » tellement il connaît les rouages de la compétition) a fait tourner William Dafoe et Charlotte Gainsbourg dans un film d’horreur, Antichrist. Mouais. Même le nouveau Gaspard Noé s’annonce, d’après ses propres dires « moins violent que Irréversible, et pas fait pour faire claquer les fauteuils ». Tout se perd.
Bande-annonce d’Antéchrist, de Lars Von Trier, avec William Dafoe et Charlotte Gainsbourg
*Retrouvez la sélection complète du festival
* Dès mercredi, suivez toute l'actualité du festival au quotidien sur Ozap grâce à notre envoyé spécial
- Génial0
- Incroyable !0
- Prévisible0
- Déprimant0
- Rien à faire0
Aidé par un cast dévoué entièrement à sa cause, Xavier Beauvois touche par sa pudeur et sa...
La cérémonie des Césars se tiendra le 27 février 2010.
Il pourrait concourir pour la catégorie du Meilleur film étranger.
Elle craint que des jeunes s'identifient au héros.
Voir toute l'actualité sur Jacques Audiard
