puremedias.com a vu "Les beaux mecs", la nouvelle série policière de France 2
Il y a eu Tony Montana, le célèbre voyou de Scarface ou Tony Spilotro, le mafieux italo-américain des années 70 ayant inspiré le héros du film mythique Casino. Dans la nouvelle production Les beaux mecs inscrite dans la lignée des gangsters, la série ne déroge pas à la règle. Son héros principal, un malfrat à l'ancienne, est baptisé "Tony le Dingue". Les amateurs du genre pourront se plonger dans l'univers noir des polars dès ce soir sur France 2 à 20h35 avec les deux premiers épisodes d'une série de huit réalisés par Gilles Bannier.
Une plongée dans l'univers des malfrats
2010. Tony le Dingue, l'acteur Simon Abkarian, est donc un vieux ganster d'une soixantaine d'années ayant passé le tiers de sa vie à l'ombre des prisons. Confiné dans sa cellule avec son codétenu Kenz, un jeune Maghrébin issu de la mafia des cités et interprété par Soufiane Guerrab, les deux malfrats vont en quelques minutes retrouver leur liberté. Le plus jeune a planifié son évasion, Tony le suit. Dehors, Kenz retrouve son quartier et ses relations. Tony repart lui sur les traces de son passé pour « récupérer son bien ». Essayant de se fondre dans le paysage, l'ancien gangster fait appel à de vieilles connaissances : certains vont le trahir, d'autres l'aiment encore ou sont surpris de son retour et vont lui venir en aide.
Le scénario monté entre réalité et flash-back nous emmène dans l'univers mafieux des années 50 à 70, Tony n'étant alors qu'en enfant puis un jeune homme plein d'admiration pour Mr Jo, le chef de gang et le mac du quartier. Une de ses prostituées est la mère de Tony, Gazette, clamant aux voisins que « son fils sera quelqu'un »...
Le mélange des genres et des époques donne un scénario original, sortant du schéma linéaire et donnant du rythme à une intrigue qui se pose doucement. Les gros méchants ont une image plus lisse que ceux des films noirs américains du genre, mais le résultat est habile. L'idée originale de Virginie Brac réside dans le jeux des miroirs, l'atout de ces « beaux mecs ». Le duo de gangsters inter-générationnel est étonnant et bien interprété. Toute comme la combinaison des aventures entre le passé et le présent qui séduit dès les premières scènes.
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Le 16 Mars 2011 à 18:20