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Libération, c'est à France Inter que la promotion de l'album de
Carla Bruni se heurte aux critiques des journalistes de la rédaction. Le troisième album de la première Dame de France, "Comme si de rien n'était", doit en effet bénéficier d'un partenariat avec France Inter ; ce qui a suscité la polémique au sein de la rédaction.
La société des journalistes (SDJ) de France Inter a même distribué un tract affirmant que cette « décision » de la « direction » « paraît préjudiciable à l'image d'Inter ». La SDJ estime également qu'étant « devenue épouse du président de la République,
Carla Bruni n'est plus une chanteuse comme une autre ». Le désaccord de la rédaction est également motivé par la « menace » que constitue la « réorganisation de l'audiovisuel public ».
Hier soir, sur l'antenne de la station publique, le directeur de France Inter, Frédéric Schlesinger, a rappelé que la station avait conclu un partenariat avec
Carla Bruni depuis 2002, date de son premier disque et qu'Inter était également « son partenaire pour l'album de 2007 » : « On n'a pas de raison de rompre un partenariat existant, on accompagne les artistes dans le temps », a-t-il ajouté. Frédéric Schlesinger précise également que la seule motivation pour avoir maintenu le partenariat était la qualité de l'album et de l'artiste : « L'équipe artistique de France Inter a dit que c'était un très bel album, bien écrit, on s'est cantonné à ce point de vue artistique, on a agi comme on agit habituellement ».
Hier,
Carla Bruni devait être la rédactrice en chef exceptionnelle du journal
Libération. Mais là encore, devant le refus de la rédaction, la décision de lui offrir une simple interview sur cinq pages a été préférée. Vous la retrouverez ce matin dans tous les kiosques.