
ans un communiqué de presse commun, les professionnels qui ont siégé à la commission Copé souhaitent « dissiper les amalgames » et « réaffirmer quelques principes qui ont dicté (leur) conduite et (leur) proposition. »
Le mode de nomination pose problème
« Lors de la remise du rapport Copé, les déclarations de Nicolas Sarkozy ont laissé croire que certaines de ses affirmations émanaient du travail de réflexion et des propositions de la commission à laquelle nous avons participé pendant quatre mois » indiquent les professionnels, dont Hervé Chabalier et Catherine Clément. Or, ces derniers sont en désaccord sur plusieurs points.
D'abord, le mode de gouvernance du PDG de France Télévisions. Nicolas Sarkozy a décidé que le gouvernement serait à l'origine de cette nomination, au même titre que les autres entreprises publiques. La décision sera soumise à l'avis conforme du CSA et à la majorité qualifiée du Parlement. « Nous redoutons l'absence de contre-pouvoir, notamment dans le domaine éditorial et plus particulièrement dans celui de l'information » indiquent-ils.
Pour une hausse de la redevance
Sur le financement de France Télévisions ensuite. Nicolas Sarkozy a décidé que les entreprises de télécommunications verront leur chiffre d'affaires taxé à hauteur de 0,9% tandis que les recettes pub des chaînes de télévision privées seront ponctionnées à hauteur de 3%. « Nous restons convaincus que l'augmentation de la redevance devenue progressive et proportionnelle aux revenus, était le seul moyen de sortir véritablement la télévision publique de son sous-financement. Faute de mieux, nous avons donc demandé a minima, l'indexation de la redevance sur l'inflation, ce que le président n'a pas publiquement accepté » écrivent les professionnels. Enfin, ils se demandent « comment ces taxations et leur mécanisme peuvent-ils assurer une quelconque pérennité du financement de France Télévisions ? ».
Les signataires de cette tribune (Hervé Chabalier, Catherine Clément, Sophie Deschamps, Marin Karmitz, Marie Masmonteil, Martin Rogard, Jacques Santamaria, Nicolas Traube) indiquent qu'ils partagent l'inquiétude de la majorité des acteurs du secteur audiovisuel.