
ercredi, nous vous annoncions qu'une grève des acteurs aux Etats-Unis était de moins en moins probable (
lire la brève). La veille, l'un des deux syndicats d'acteurs américains, l'AFTRA (American Federation of Television and Radio Artists), approuvait en effet la signature d'un accord avec le syndicat des producteurs, l'AMPTP (Alliance of Motion Picture and Television Producers).
La SAG seule contre tous
Cette signature mettait en difficulté la SAG (Screen Actors Guild), le syndicat d'acteurs le plus important aux Etats-Unis, qui compte 120 000 membres, et parmi eux la majorité des comédiens de séries américaines. La SAG refusait en effet depuis plusieurs semaines les offres de l'AMPTP et encourageait l'AFTRA à ne pas signer de contrat avec les producteurs.
Se retrouvant désormais seule face aux producteurs, la SAG n'a pourtant pas plié et a refusé cette nuit l'offre qui leur avait été faite la semaine dernière, présentée par l'AMPTP comme l'offre « de la dernière chance ». La SAG a présenté une contre-proposition, qui « accepte certaines des propositions des producteurs, et présente des alternatives aux autres », selon les mots de Doug Allen, directeur exécutif de la SAG.
Mais aujourd'hui, l'AMPTP a fait savoir qu'elle ne souhaitait plus négocier. « Nous avons été très clair : la dernière offre (que nous avons présentée) était bien notre dernière offre, et nous ne sommes pas intéressés par des contre-propositions », a déclaré Jesse Hiestand, porte-parole de l'AMPTP. La SAG a donc annoncé qu'elle allait se réunir dans la journée pour étudier la marche à suivre.
Une meilleure redistribution
La SAG se bat pour une meilleure redistribution des revenus issus de la vente des DVD's, ce que ni les scénaristes, ni les réalisateurs, ni les acteurs de l'AFTRA n'ont pu obtenir de la part des producteurs. La SAG espère également donner plus de pouvoir aux acteurs à qui l'on demande de faire de la publicité pour des produits dans le cadre des séries.
De son côté, l'AMPTP est en position de force, et souligne que la SAG a des exigences supérieures à tous les autres syndicats d'Hollywood. Elle met également la SAG devant ses responsabilités face à un éventuel refus : « la dernière chose dont nous ayons besoin, c'est un été de grève qui mettrait encore plus en difficulté l'économie, et priverait le public des divertissements qu'il réclame en ces temps difficiles », a déclaré le syndicat des producteurs dans un communiqué.