
'était l'une des chansons de
Charles Trenet. "L'héritage infernal" pourrait être aussi le titre d'un roman dont l'histoire se jouerait en deux actes autour d'une sombre affaire d'héritage.
Le Parisien de ce matin revient sur l'étrange « micmac » qui entoure le testament de l'interprète de "Douce France".
Son secrétaire perd ses propriétés
La première partie du feuilleton oppose le secrétaire particulier de
Charles Trenet, qui est aussi son légataire testamentaire, à une société de droit danois qui aurait dû gérer sa fortune.
Georges El Assidi, l'ex-secrétaire du chanteur décédé en 2001, sous la proposition d'un conseiller fiscal, confie la gérance de l'héritage de
Charles Trenet à la société danoise Nest en juillet 2006. Dans ce contrat, Georges El Assidi cède les propriétés du chanteur et ses droits d'auteur pour 1,5 millions d'euros. Ne voyant jamais l'argent arriver, l'ancien secrétaire porte plainte. Il réussit pourtant à récupérer une villa, à Antibes, mais l'autre reste toujours squattée par... son conseiller fiscal ! Restent les 700 000 euros annuels de royalties que plus personne ne touchent tant que l'affaire n'est pas jugée. L'avocat de la société danoise estime que son client « n'a évidemment jamais spolié Georges El Assidi ».
Un testament perdu ?
La seconde affaire autour de l'héritage de
Charles Trenet oppose toujours Georges El Assidi à la demi-sœur de l'interprète de "La Mer".
Lucienne Trenet a toujours refusé que Goerges El Assidi soit l'unique héritier de son demi-frère. Elle l'accuse même d'avoir « dilapidé des millions d'euros et d'avoir fait main basse sur une quarantaine de tableaux juste avant la mort de
Trenet ». Elle mène son enquête et récolte des témoignages troublant dans l'entourage du chanteur. Ainsi, le gardien d'une de ses maisons avouent avoir entendu
Charles Trenet lui dire un jour : « Je ne laisserai pas mon héritage à Georges, il le gaspillerait comme un fou. » Plus grave encore, un autre testament, postérieur à celui de 1999 faisant du secrétaire l'unique héritier, aurait disparu : un testament « dans lequel "il n'oubliait personne". Problème : on n'a jamais retrouvé la trace de ce document », rapporte
Le Parisien.
L'avocate de Georges El Assidi conteste la véracité de ses témoignages : « On remet en cause ses dernières volontés et on cherche à salir mon client. » L'affaire devrait être jugée en septembre prochain.