
a semaine dernière,
Hervé Chabalier semblait satisfait du travail accompli jusque là par la commission Copé dont il est membre. Pourtant aujourd'hui, le journaliste semble plutôt pessimiste. Dans une interview donnée à
Libération ce matin, il regrette même que les scénarios de la commission ne pourront pas sortir l'audiovisuel public de son « sous-financement chronique ».
« Sans redevance, c'est la fin du service public »
Le patron de l'agence de presse Capa estime également que l'augmentation de « la redevance n'était pas possible, ça aurait été retoqué ». Pour lui pourtant, « la redevance reste le réacteur principal de France Télévisions ; s'il n'est pas alimenté par l'indexation, alors là, oui, c'est la fin du service public ».
Concernant France 3, qui devait à l'origine devenir un réseau de sept chaînes régionales avec un décrochage national,
Hervé Chabalier explique le recul de la commission Copé, mercredi dernier : « Le principe de réalité nous a rattrapés. La direction de France Télévisions nous a expliqué qu'en régions, on ne peut pas encore avoir de programmes au niveau. Mais on a demandé plus de décrochages, et on continue de penser qu'il faudra des chaînes locales fortes. » La retructuration de France 3 était pourtant l'un des projets phare de la commission sur l'avenir de l'audiovisuel public en France.
La commission Copé a tenu sa dernière réunion mercredi dernier à huis-clos. Elle devrait remettre ses conclusions le 25 juin à
Nicolas Sarkozy.