Un homme et son chien : Papi Belmondo fait de la résistance
Le scénario tient sur un demi ticket de métro (plié) : un vieil homme est mis à la rue. Ah, et aussi, bien sûr, il a un chien. Voilà. Là-dessus, Francis Huster s’essaye à la caméra avec timidité, enchaîne des plans sans grand intérêt, nous livre une mise en scène minimaliste censée servir l’acteur central. Un acteur qu’on ne comprend pas toujours et qui, surtout, évolue dans un environnement sans cohérence. Adapter le scénario pour qu’il puisse convenir à un homme fatigué ? Pourquoi pas. Marylin Monroe elle-même faisait bien raccourcir ses dialogues à la fin de sa vie, la mémoire usée par l’alcool et les médicaments. Mais il faut, dans ce cas, assumer, et ne pas essayer de nous faire prendre des sonotones pour des pacemakers.
Dernier film de Bebel ? Pourvu que ce soit aussi le dernier d’Huster en tant que réalisateur
La question de savoir si Belmondo devait encore faire un film n’est, à mon avis, pas le bon débat. Les vieux ont toute leur place à l’écran. La question est de savoir si Belmondo a encore quelque chose à apporter au cinéma. Lorsqu’un monument s’écroule, normalement, on ne le fait plus visiter. Et on finit mal à l’aise, pas de le voir peiner, fatigué, mais mal à l’aise de le voir ainsi achever sa carrière.
Au lieu d’offrir un film hommage, un départ en grande pompe, Francis Huster nous vend un enterrement de seconde classe sous le regard gêné de la moitié des acteurs français, Bebel emballé dans du papier bulle entre quatre planches de sapinette.
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Une campagne de promotion de la radio a été lancée.
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