Inglourious Basterds : Le plus mauvais Tarantino... mais on aime toujours
Brad Pitt, son couteau ensanglanté à la main, regarde un nazi qu’il vient de « tatouer » à chaud. « Je crois que je viens de réaliser mon chef d’œuvre ». Ecran noir, un film de Quentin Tarantino. C’est bon Quentin, on a compris le message ! Dès le générique, qui reprend la typo de tous ses films, on sent l’œuvre phare, celle qui résume, philosophe et, bien sûr comme à chaque fois chez Tarantino, bavarde. Bavarde beaucoup (trop ?), le réalisateur se complaisant dans ces dialogues qu’il aime tant.
Mettre un bon coup de latte à Hitler
Mais bien sûr ! Nous étions prévenus par le carton d’ouverture « il était une fois, dans la France occupée », Inglourious Basterds est un délire tarantinesque, un exercice de mise en scène servant des références cinéphiles (les westerns, la femme fatale, la mort des méchants par le feu… de pellicules). Un exercice plutôt réussi mais assez inégal, se concentrant finalement plus sur l’histoire d’une vengeance que celle des fameux bâtards.
Des récits qui se mêlent et se rencontrent avant de courir en ligne droite vers la conclusion attendue, mettre un bon coup de latte à Hitler. Un film monument (historique, j’entends), intelligent et un brin bavard. Sans doute même le plus mauvais du réalisateur. Mais un mauvais Tarantino restera toujours un bon film !
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