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11H08 Le 05/12/09 News 43 publié par Charles Decant
Amel Bent : "Arrêter de chanter ? Ca va pas ou quoi ?"

Amel Bent : "Arrêter de chanter ? Ca va pas ou quoi ?"


C'est vendredi qu'est sorti le troisième album d'Amel Bent. Baptisé [musique:341504 "Où je vais"], cet opus se veut plus authentique, avec des sonorités plus live, et permet à l'une des plus belles découvertes de la télé-réalité française de faire son retour.

A l'occasion de la sortie de l'album, la jeune femme a accordé un entretien à Ozap. Avec son franc-parler habituel, elle parle évidemment de ce nouvel opus, qui a suivi une dépression courte mais intense après l'arrêt de sa tournée. Elle explique également pourquoi elle a changé les paroles de son nouveau single, pour éviter l'opportunisme, et s'interroge sur l'intérêt de l'actuel débat sur l'identité nationale, une question qui, selon elle, ne veut rien dire. Enfin, Amel s'exprime sur le tourbillon médiatique qui a entouré la conversion à l'islam de son amie Diam's.

« Après la tournée, je suis descendue très bas »



L'an dernier, tu avais accordé une interview à Ozap à l'occasion de la sortie du single "Vivre Ma Vie", extrait de la B.O. de High School Musical. Tu nous annonçais que ton nouvel album était attendu pour mars 2009... mais que tu n'avais pas encore commencé à travailler dessus !
J'avais oublié c'est vrai ! A un moment donné, je voulais m'y mettre, mais j'étais sur la tournée... j'étais bien... !

Tu as continué la tournée jusque quand ?
Jusqu'en avril. Et après... rien.

Pourquoi ? Pas l'envie... ?
Il fallait le temps de redescendre, puis de remonter tout doucement.

Tu es descendue très bas ?
Oui, pendant une semaine. Vraiment bien bas. Genre, à neuf heures du matin, j'appelais mon tourneur et je faisais des crises de larmes ! Et puis une fois que ça a été terminé, j'ai eu du mal à me mettre dans l'album. Au début, quand tu te dis que tu vas faire un album, tu es d'abord dans la réflexion. Et à force de réfléchir, ça me bloquait. Je me disais « je vais rentrer en studio, mais je vais faire quoi ? ». Je ne savais plus quoi faire, quoi chanter... Je me disais sans cesse « faut que je m'y mette », et après la maison de disques m'appelait, me demandait si j'avais commencé, et je répondais « oui, oui, j'ai écrit trois-quatre textes » mais je n'avais rien fait du tout.

« Arrêter de chanter ? Ca va pas ou quoi ? »



Dans tes moments de déprime, est-ce que, à un moment, tu t'es dit que tu n'allais plus chanter ?
Ah non, par contre, je ne me suis jamais posé cette question ! Je ne me suis jamais demandé si j'avais encore envie de faire de la musique ! Ca va pas ou quoi ? Je cherchais juste un angle, une façon d'aborder l'album. Avec qui, quel genre de chansons, quels thèmes ?

Et comment tout ça s'est débloqué ?
Du jour au lendemain ! Un jour, je me suis levé, j'ai appelé mes compositeurs, je leur ai demandé qu'on se voie. Et sans réfléchir, je suis partie sur plein de trucs différents. On s'est enfermé ensemble, et on a fait les choses comme elles venaient... je n'avais même pas l'impression de faire un album ! C'était presque comme faire des boeufs entre copains ! On s'amusait, et hop ! Une chanson !

Si tu étais si bien en studio, comment tu as fait pour arrêter ? C'était l'envie de retourner sur scène qui a sonné la fin de l'enregistrement ?
Pour moi ça a été clair. Dès que j'ai eu onze chansons, j'ai dit « c'est fini ».

Les onze premières étaient les bonnes ?
Oui oui ! Il y en a deux-trois que j'ai commencées sans les finir, parce que elles n'étaient pas bonnes. Mais les onze que j'ai enregistrées jusqu'au bout, ce sont celles qui sont sur l'album.

« Les comparaisons entre les candidats de Nouvelle Star, ça n'avance à rien »



Quand tu as fait Nouvelle Star, est-ce que tu t'imaginais arriver au stade du troisième album ?
Ah non ! Déjà, quand on m'a dit que j'étais dans les 25, je n'y croyais pas. Alors c'est te dire si, ce qui m'arrive, je l'avais prévu. Je ne pensais même pas être à Baltard !

Et est-ce que tu sais, est-ce que tu as réalisé que tu es la seule candidate de Nouvelle Star à avoir atteint ce palier du troisième album ?
Non, je ne pense pas comme ça. En plus, c'est des comparaisons qui n'avancent à rien, au final. Je ne veux pas dire que la question est anodine, mais concrètement, à part me regarder dans la glace et me dire « je suis la seule de Nouvelle Star qui a fait un troisième album »... (Rires). Ce n'est pas un truc qui concrètement te fait avancer. Au contraire. Tu ne fais que t'enfoncer dans un truc de mégalo qui n'avance à rien.

« Chanter la mort, je trouvais ça opportuniste »



Ton premier single, "Où je vais", n'était pas une chanson aussi positive au début. Les paroles traitaient de la mort, et tu les as changées... c'est vrai ?
Oui c'est vrai. Je trouvais ça indécent. Même si on est tous, un moment donné, confronté à la mort, que c'est une fatalité, et que de toute manière, personne n'y échappera... si tu ne la côtoies pas concrètement, que tu n'as pas quelqu'un autour de toi qui est vraiment malade, pourquoi aller te porter l'oeil et chanter un titre du genre « je côtoie la mort tous les jours » alors que c'est faux. Ca peut toucher les gens, c'est sûr, parce que ça concerne plein de monde, mais profiter de ça pour toucher les gens, c'est pas bien si tu le vis pas. Maintenant, si j'avais quelqu'un autour de moi qui vivait ça, un ami entre la vie et la mort, je pense que j'aurais laissé le texte tel quel.

Tu voyais ça comme de l'opportunisme en fait...
Voilà. Je ne voulais pas que ça fasse opportuniste, que les gens disent « tiens, voilà, elle fait des titres sur la mort »...

Ca a plutôt bien marché pour Mylène Farmer... !
Peut-être qu'elle, comme elle ne parle pas de sa vie privée, elle vit des trucs dont on n'est pas au courant. En tout cas, moi qui ai l'habitude d'expliquer mes chansons, même si le titre était super beau et super touchant, j'aurais eu du mal au moment des interviews, des télés... on m'aurait demandé pourquoi. Et là... tu n'as rien à dire. « Parce que je trouvais ça tellement triste de faire pleurer les gens qui viennent de perdre quelqu'un... C'est génial ! » C'est dur !

« Je ne veux pas sublimer la vie d'artiste »



Du coup, c'est un titre plutôt positif, et le clip est surprenant. Est-ce qu'il y avait une volonté de montrer que tu étais toujours accessible, toujours « comme les autres » ?
Mais je le suis !

Et c'était la volonté derrière ce clip ?
Oui, ma volonté c'était de faire rentrer les gens dans ce qui est la réalité : à part deux ou trois chanteurs qui ont vraiment des vies extraordinaires, trois quarts des chanteurs sont des galériens. Ce n'est pas parce que tu passes à la télé et que tu as vendu un certain nombre de disques que ça fait de toi l'héritier d'une grande lignée de bourgeois ou d'aristocrates. On va dire que moi, entre guillemets, j'ai réussi ma vie grâce à Dieu. Je viens d'une famille et d'un milieu modeste, et je ne peux pas aujourd'hui faire croire aux gens que parce que j'ai des albums qui ont bien marché, ça fait de moi une nouvelle riche. Je préfère les faire rêver avec des chansons, avec des choses qui vont les toucher dans la vie de tous les jours, plutôt que de toujours sublimer la vie d'artiste.

Surtout que ça peut être à double tranchant, de trop sublimer cette vie, non ?
Oui, et moi je n'ai pas envie d'en souffrir. Des fois, il y a des gens qui me voient avec ma petite voiture sans permis en plastique, ils me disent « Eh Amel Bent, c'est ça ta voiture ? » C'est le genre de remarques qui me blessent. Parce que je ne me suis jamais affichée comme étant une énorme star. Ou quand je dis que j'habite toujours dans le 93, ça surprend les gens. « Pourquoi tu pars pas du 93 ? Pourquoi t'habites pas à Neuilly ou dans le XVIème ? » Tout simplement parce que, aujourd'hui, j'ai d'autres priorités que de payer un loyer de 10..000 euros pour faire croire aux gens que je suis bien dans ma peau et que j'ai réussi ma vie.

Et puis ça peut être dangereux si le succès diminue soudainement...
Oui, c'est sûr ! Si jamais dans cinq ans j'arrête de vendre des disques, la chute va être royale ! Donc pour moi, c'est simple ! Si tu n'es pas un riche d'une lignée de riches... ne fais pas le riche ! Et personnellement, ça créerait trop un fossé avec ce que je vis tous les jours. Donc ce clip, pour moi, c'était un désir de sincérité, d'honnêteté. J'ai peut-être vendu un million de disques, mais je ne suis pas Johnny Hallyday. Je n'en ai pas vendu dix ou vingt millions. Je suis juste une artiste qui débute, et c'est difficile pour nous, parce que les disques se vendent moins.

« La question de l'identité nationale ne veut rien dire »



On parle beaucoup en ce moment de l'identité nationale, après que le gouvernement a mis cette question sur la table. Quel regard portes-tu là-dessus ?
Moi je ne comprends pas qu'on ose demander aux gens « vous vous sentez quoi ? » Cette question me dépasse. On n'a pas à se sentir. On est. Moi je suis algérienne, marocaine, française. Je suis aussi une banlieusarde, et plein d'autres choses... on s'en fout ! Ca c'est ce que je suis. Après, ce que je me sens... le but de ma vie, c'est de me sentir heureuse, je m'en fous de me sentir algérienne ou française ! Je trouve que c'est une question piège et sans intérêt.

Tu trouves que c'est plutôt une question qui divise les gens ?
Oui, exactement. On ne devrait pas demander aux gens ce qu'ils se sentent. Aujourd'hui les gens, ce qu'ils veulent, c'est avoir un boulot, bien manger, s'éclater, sortir, pouvoir emmener leurs enfants en vacances. Ils n'en ont rien à foutre de savoir s'ils sont français ou pas français. Il y a des problèmes plus graves, des priorités, des urgences, et on vient leur dire « mais vous vous sentez quoi ? » Franchement, moi, quand on me pose cette question, ça me donne juste envie de rigoler ! Demandez-moi si je me sens bien, déjà, et là je vous répondrai.

C'est une question trop complexe ?
C'est surtout une question qui ne veut rien dire. Mais effectivement, on ne peut pas poser cette question à des gens qui déjà, eux-mêmes, ont des cassures, des ruptures avec leur pays d'origine, ou même des fois à l'intérieur-même des familles. Ils ne se rendent pas compte à quel point c'est complexe, surtout quand tu es un enfant d'immigré. Si tu ne dis pas que tu te sens française, on te répond que tu ferais mieux d'aller vivre ailleurs... Et si tu ne dis pas que tu te sens algérienne, tes grands-parents te le reprochent. Tu ne peux pas choisir ton camp. Tu es. Voilà. Je ne comprends même pas ce débat. Je me dis, ces gens-là n'ont rien à faire. Ils n'ont pas compris les vraies priorités.

« Quand ça me saoule, je dis "ça me saoule" »



Tu te vois en politique, pour faire changer les choses ?
Non, je ne pense pas que je pourrais faire de la politique, parce que je ne sais pas m'exprimer. Je pense qu'il faut avoir un certain talent oratoire, être diplomate. Alors que moi, quand ça me saoule, je dis « ça me saoule ».

Mais peut-être qu'on a justement besoin de gens qui disent ce qu'ils pensent, non ?
A chaque fois que je me regarde dans certaines émissions, où je me suis retrouvée face à des politiciens, ou des policiers, qui tiennent des discours un peu borderline, je vois que je m'énerve. Déjà, un politique, il ne s'énerve pas. Des fois, je me dis « tourne sept fois, ou même quatorze fois, ta langue dans ta bouche », parce que des fois j'ai juste envie de leur dire de la fermer, et qu'ils disent n'importe quoi. Mais je ne peux pas arriver en télé et dire à des gens de la fermer même si je trouve qu'ils sont super cons. Je peux le dire là, en interview, mais si demain je me retrouve face au président, ou face à un mec, de droite ou de gauche, peu importe, qui dit un truc super bizarre, je ne sais pas si j'aurais le tact nécessaire pour avoir une vraie discussion, surtout que je n'ai pas les connaissances.

Ce n'est pas un peu frustrant ?
Surtout pour les autres, en fait. Il y a des gens, ils te demandent « pourquoi t'as pas dit ci, pourquoi t'as pas dit ça »... et tu essaies de leur expliquer que, si tu vas sur leur terrain, ils te bouffent. Tu as beau être passionnée, avoir un truc sur le coeur, eux, rien qu'avec des mots, des mots que tu ne connais même pas, ils vont te tuer. Ils vont t'expliquer des trucs qui sont du charabia pour toi, et là, tu passes pour quoi ? Pour une idiote. On n'est pas dans la même cour. Les politiciens, ils ont été à l'école toute leur vie pour ça, pour fermer la bouche à des gens comme moi.

« Je n'ai pas envie de mettre la honte à tous les banlieusards de France »



[[SC2653786Ot:crop@h:300@w:200@x1:53@y1:0@wc:414@hc:621]C'est un peu triste cette vision, non ?
Oui, un peu. Mais aujourd'hui, on entend de ces trucs... Des amalgames... Entre l'islamophobie, la banlieusardophobie, tous les amalgames qu'il y a autour des jeunes de banlieue, des musulmans, des enfants d'immigrés... Pour eux, c'est tout le même sac ! Si tu es musulman, tu es forcément islamiste, tu as déjà brûlé une voiture au moins une fois dans ta vie....

Tu veux dire que tu n'as jamais brûlé de voiture dans ta vie ?
Mais si, bien sûr ! C'est ma deuxième passion, je suis une vraie pyromane ! On m'appelait l'incendiaire quand j'étais petite ! Non, mais sérieusement, il y a tellement d'amalgames, d'idées reçues, de préjugés, que tu as l'impression que c'est une montagne que tu ne peux pas gravir. Ils sont trop forts ! Et puis si toi tu arrives pour parler, ils te mettent des chiens de garde, des mecs super intelligents... Tu ne peux pas combattre ! Je ne dis pas que je suis bête. Sans prétention, je ne me sens pas bête, j'ai fait un bac scientifique, même si je n'ai pas fait d'études supérieures, quand tu fais des maths tu as quand même un certain raisonnement, une certaine manière de voir les choses, une certaine logique. Donc des fois je me demande si c'est moi qui suis complètement tarée, ou si les gens que j'ai en face de moi sont complètement cons. Parce que tu peux être con, mais si tu parles bien, tu ne passes pas pour un con ! Alors que ceux qui s'énervent un peu, ils passent pour des idiots parce qu'ils ne savent pas s'exprimer. Et moi, je n'ai pas envie d'être celle qui met la honte à tous les banlieusards de France, parce qu'à un moment je vais m'énerver.

Tu t'étais un peu aventurée sur ce terrain politique avec le single "Nouveau français"...
Mais pas du tout ! Ce n'était pas du tout un morceau politique, mais ça a été repris comme ça, présenté comme un engagement politique, alors que moi, j'ai juste dit que j'étais une enfant d'immigrés, que j'étais fière de l'être, et qu'on devrait tous être fiers de ce qu'on est. Les Français d'aujourd'hui, ce ne sont pas les mêmes qu'il y a cent ans : ils sont blancs, noirs, etc... Bon, c'est un discours un peu convenu, mais pour moi, c'était important de le dire. Ce n'était pas un discours politique, juste un discours lucide sur ce qui se passe aujourd'hui. Je ne suis même pas politisée !

Tu as une mauvaise expérience de ces plateaux télé ?
Le problème, c'est qu'ils se disent « ça y est, on invite la rebeu, qui vient du 93, donc forcément il faut qu'elle fasse polémique ». Ils attendent quelque chose. Ce n'est pas sain, quand ils t'invitent. Tu fais un talk show à la télé, en contexte de bataille de gangs à la Gare du Nord, par exemple. Et comme par hasard, ils invitent Amel Bent et le chef du syndicat de la police. Il ne faut pas être dupe ! Je sais très bien ce qu'ils attendent de moi. C'est que je pète un câble et que je dise « Non, les banlieusards on est pas tous pareils !! » Je les vois arriver, et ça me saoule. Je n'ai pas envie de faire ce qu'ils veulent. Et quand tu as envie de parler de trucs qui te touchent, ils te posent des questions sur ton album ! Je n'ai pas envie d'être une marionnette, et je parlerai des problèmes de société quand j'en aurais envie, et pas parce qu'ils ont décidé d'inviter un policier pour que je fasse le spectacle. Je n'ai aucun problème avec les policiers ! J'ai juste un problème avec les cons. Et ce jour-là, il l'était.

« L'affaire Diam's me donne une sale image du journalisme »



Une autre question qui a pas mal fait parler ces derniers temps, et qui touche un peu à ces problèmes d'amalgame, c'est la conversion de Diam's à l'islam...
Je n'ai pas osé répondre à cette question par respect pour elle, parce que c'est une fille que je respecte, qui est comme une grande soeur. Si j'ai quelque chose à lui dire, je lui dirais à elle, quand je la vois. Et deuxièmement, tout ce qui arrive autour d'elle, c'est suite à une photo volée. Et par rapport à ce qui m'est arrivé, et les limites qui ont été dépassées avec moi dans la presse, les gens s'imaginent bien que je serais la dernière personne à m'exprimer sur une photo volée !

C'est plutôt sur cet aspect-là, justement, que je voulais ton avis. Sur cette violation de la vie privée...
Je trouve ça honteux, mais honteux, que des gens - encore, quand c'est de la presse de merde, je comprends, mais quand ce sont des journaux entre guillemets sérieux - puissent aller chercher une photo volée.

Que penses-tu du fait que cette question religieuse, et donc privée, soit devenue une véritable affaire publique et médiatique ?
La religion, c'est strictement privé, sauf si on a envie d'en parler évidemment. C'est le droit de tout individu, de tout citoyen français, de garder ses convictions religieuses. Maintenant, qu'une certaine presse décide de prendre en photo une artiste à la sortie d'un lieu de culte, ça ne m'étonne même plus. Ils prennent des gens morts... Lady Di, ils ont pris son cadavre en photo ! Quand tu peux faire ça, tu peux tout faire ! Mais qu'une presse plus sérieuse, entre guillemets, fasse ça... ça me donne une sale image du journalisme. Parce que ça donne l'impression qu'il n'y pas d'un côté le sérieux, de l'autre le pas sérieux. Il y a juste ce qui fait vendre, et ce qui ne fait pas vendre. C'est juste un gros business, en fait.


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