La Journée de la jupe : Un cours d’éducation civique, flingue à la main
Elles sont nombreuses, les images qui pourraient résumer ce film. Ce plan large où, devant les barres d’immeubles de la cité, un drapeau français claque au vent au-dessus d’un cimetière où se mêlent toutes les religions et toutes les origines. Ou, plus simplement, ce flingue sur ce livre de français. Les Tony Montana du dimanche face à Molière. Les hommes faces aux femmes, les blancs opposés aux noirs, opposés aux arabes, opposés aux juifs. Un peu simple, pas si faux. L’histoire d’une bombe sociale à la mèche à peine humide qui n’attend qu’un rayon de soleil pour s’enflammer.
« Eh bien maintenant on va pouvoir étudier »
Peu importe « le grand retour d’Isabelle Adjani ». C’est vrai, le film se complaît à se concentrer autour de la bouille un peu plus large que d’habitude de l’extraordinaire actrice. Mais elle est avant tout une prof qui essaye de comprendre pourquoi, pourquoi les religions, les origines ethniques, les classes sociales et surtout les sexes semblent au premier abord être incompatibles. Elle lutte pour une Journée de la jupe parce qu’elle en a marre que les hommes fassent que chaque matin soit l’aube d’une nouvelle journée de la pute.
Prisonnière d’elle-même, de ses valeurs (condamnables autant que les autres, la laïque intégriste n’ayant au final pas plus raison que toutes les théories qui fourmillent au sein de son lycée, la preuve en est le redoutable final) et de sa folie avant d’être une banale preneur d’otage, elle pointe son arme sur un spectateur comme si elle le menaçait de ce qui pourrait arriver si rien ne change.
Des défauts, mais...
A l’heure où tout est politique, surtout le cinéma (la dernière Palme d’or récompensant un film avant tout pour son langage cinématographique étant sans doute Elephant en 2003), La Journée de la jupe n’évite pas certains défauts : les profs caricaturaux, celui qui se ballade avec le Coran, celui qui prend systématiquement chaque coup de poing dans la tête comme un « cri de détresse », ou encore le flic négociateur perdu dans son désert amoureux.
La mise en scène froide épurée, peut-être même un peu cheap (et on ressent là les limites du téléfilm, ce qu’il est à l’origine), pourraient donner envie de laisser la bobine de côté. Mais la problématique soulevée a raison de nous. Les critiques cinéma sont nombreux à parler, à tort et à travers, de « film coup de poing dont on ne sort pas indemne ». Je ne le ferai donc pas. Même si...
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A cinq jours des César 2012 qui se tiendront vendredi soir, puremedias.com fait le point sur les acteurs...
Elle est interrogée par "Gala" cette semaine.
Elle lui réclamait 150.000 euros.
Elle a reçu hier soir le prix de la meilleure actrice.
L'information est donnée par Canal+.
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