L.Ferrari : "Il m'a fallu du cran pour résister à la pression"
Dans un entretien accordé à L'Express, Laurence Ferrari revient sur ses 15 derniers mois à la tête du journal de 20 heures de TF1. La journaliste est notamment interrogée sur son image, qui a fortement évolué depuis son retour à TF1 l'été 2008, deux saisons après avoir présenté avec succès Dimanche + sur Canal+.
« Cela fait 20 ans que je fais ce métier. J'ai roulé ma bosse. Mais dès lors que vous posez un pied au journal de 20 heures d'une chaîne comme TF1, croyez-moi, tout s'efface. Ce journal vous happe, oblitère votre passé et vous projette dans le vide. D'un jour à l'autre, ce qui faisait votre notoriété, ou votre image glamour, ne vaut plus un sou : vous démarrez de rien. Evidemment que le poids de TF1 et l'attraction qu'elle suscite constituent une pression considérable. Evidemment que le 20 heures n'est pas un exercice anodin. Si l'on me voit plus figée, plus tendue qu'auparavant, c'est que l'information que je dispense est souvent anxiogène, parfois écrasante », explique la journaliste, qui précise que jamais elle n'a « pensé lâcher », même au plus fort de la polémique avec PPDA.
« (C'était) terrible et forcément handicapant. On m'a regardée comme celle qui avait tué le père, le père étant l'icône, en place depuis 20 ans, l'intouchable. J'ai eu beau dire que la décision de son départ avait été prise bien avant que le PDG de TF1 ne m'approche, rien n'y a fait : j'étais dans la peau de l'usurpatrice (...) Je me suis sentie cernée. Oui, il m'a fallu un peu de cran pour résister à la pression médiatique », ajoute la présentatrice, qui affirme ne guère se soucier des sondages de popularité qui la boudent. « Ce ne sont pas les sondages, fluctuants je le sais, qui guident ma démarche : ils n'ont jamais été un moteur pour moi (...) Je ne fais pas ce métier pour être populaire ».
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