• Accueil »
  • Séries »
  • Claire Keim : "La saga de M6 est un gros risque"
15H08 Le 30/07/09 Séries 23 publié par Mélanie Rostagnat
Claire Keim : "La saga de M6 est un gros risque"

Claire Keim : "La saga de M6 est un gros risque"


M6 diffusera ce soir les deux premiers épisodes de sa nouvelle saga de l'été, Eternelle. Une série de six épisodes signée Joël Houssin, qui s'est lancé un pari ambitieux en réalisant une fiction fantastique en France.

Synopsis. Sous une pluie battante, Yann, médecin de nuit, renverse en voiture une jeune femme nue. Transportée à l'hôpital, elle ne se souvient de rien et est déclarée porteuse d'une bactérie inconnue. Refusant d'être séparée de l'homme qui l'a renversée, l'inconnue va s'avérer être une véritable énigme pour Yann. Il va notamment découvrir en elle d'étranges et inquiétants pouvoirs.

A l'occasion de ce lancement, Claire Keim, qui incarne le personnage principal d'Eternelle, a répondu aux questions d'Ozap.

« C'est un gros risque ! »



Comment êtes-vous arrivée sur ce projet ?
J'ai reçu le scénario chez mon agent. Je vous avoue qu'au départ, j'ai mis un peu de temps à l'attraper parce que c'était une série... Et puis, j'ai commencé à le lire et je me suis laissée complètement embarquer. J'ai enchaîné comme un très bon bouquin, qu'on attrape un soir et qu'on finit au matin parce qu'on n'a pas envie de le lâcher. Du coup, je me suis dit que ça valait quand même le coup de parler avec Didier Delaitre, qui m'est direct rentré dedans en me disant ce qu'il n'aimait pas chez moi, et pourquoi il pensait que j'étais bien pour ce personnage. J'ai trouvé que c'était quelqu'un de courageux, d'ambitieux. Je me suis dit « allez, pourquoi pas prendre le risque ».

Pourquoi pensez-vous que ce projet est risqué ?
C'est un gros risque parce que c'est de la série française fantastique. Il y a deux mots qui ont du mal à coopérer ensemble dans la même phrase : français et fantastique. C'est délicat. En même temps, je me suis dit que si je ne faisais pas ça maintenant, je ne le ferai jamais.

Qu'est-ce qui vous a séduit dans ce scénario ?
Ce qui m'a plu, c'était un personnage sur lequel on peut projeter tout ce qu'on veut. On peut la voir comme une personne très vulnérable, innocente, fragile, naïve, vierge, candide... et puis, à la fois, c'est peut-être tout l'inverse, c'est peut-être quelqu'un de dangereux, de manipulateur. C'est peut-être la pire chose qui puisse arriver sur terre. C'est peut-être la noirceur de l'âme des hommes. C'est peut-être tout ça à la fois. C'est un personnage qui m'a mise très mal à l'aise parce que je n'ai pas l'habitude de ne rien avoir à me mettre sous la dent pour construire un personnage.

« Sa robe blanche, c'est une toile de cinéma »



Vous ne connaissez rien de plus du personnage que le téléspectateur ?
Non. J'ai des clés bien évidemment mais finalement, je me suis habituée à cet inconfort et j'ai fini par aimer ne pas savoir ce qui allait se passer ni comment une scène allait être jouée. En fait, comme c'est une fille qui ne réagit que comme une éponge par rapport à la personne qu'elle a en face d'elle, j'attendais de voir ce qu'allait m'envoyer le comédien et avec quoi j'allais jouer, en essayant de glisser parfois des fausses pistes, avec des regards qui insinuaient qu'elle est peut-être beaucoup plus dangereuse que ce que l'on croit. C'était assez inconfortable donc enrichissant.

Qu'est-ce que cela vous a appris ?
A lâcher prise. A accepter de ne pas forcément être le chef. Tout à coup, ce n'était plus moi qui décidais. Accepter de ne pas être en contrôle de tout. Mon intonation, ma voix, la mèche... tout ça, on s'en fout, on ne sait pas.

Comment vous a-t-on présenté ce personnage ?
Tout le monde avait un point de vue différent. J'ai beaucoup écouté Guillaume (Cramoisan), mon partenaire, mais en fait, je me suis rendue compte que chacun projetait ses fantasmes sur ce personnage et c'est ce que j'ai trouvé très excitant. On a toutes rêvé un jour d'être la femme que l'autre voudrait, de correspondre à une image. Ce qui est drôle, c'est de voir ce que les gens projettent sur ça. Parce que sa robe blanche, c'est comme une toile de cinéma en fait. Tantôt, elle est manipulatrice, elle est malade, elle va filer une maladie qui va faire mourir la planète entière, tantôt, elle est là pour sauver le monde, c'est le bien, c'est la colombe blanche... Alors voilà, ce qui m'a plu, c'était d'osciller entre le bien et le mal.

Le fait qu'on vous voit en partie dénudée, est-ce-que cela est un souci pour vous ?
C'est facile parce que ce n'est pas moi en fait ! Il y a des filles qui sont très très belles et qui font ça très bien. Pour moi, une scène nue difficile à jouer, c'est une scène d'amour parce qu'on sait très bien que c'est la seule scène que l'on ne peut jamais jouer vraiment. C'est tellement un mauvais moment à passer ce genre de scènes.

« On est à des années lumière de Dexter ou Desperate »



Le premier épisode est assez lent... le rythme s'accélère-t-il dans les épisodes suivants ?
C'est sûr qu'il y a un rythme particulier dans cette série, parce qu'il y a beaucoup de choses qui ne sont pas dites et qui, donc, doivent être montrées. Il y a de plus en plus de fois dans la fiction française où on explique ce qui se passe. C'est bien aussi d'être dans un timing à peu près réel. Il y a d'autres épisodes où il y a un peu d'action mais je dirais que ce n'est pas une série policière, c'est un prototype de truc nouveau... ! Enfin, à la fois non, ce n'est pas complètement nouveau. Je ne voudrais pas sur-vendre un truc en disant que c'est révolutionnaire. On est encore vraiment dans l'école de la fiction française. Moi, je voudrais bien partir dans le délire que ça y est, on a tous vu 24 Heures Chrono et que maintenant, on sait tous le faire mais non. On ne peut pas le faire. On n'a pas 25 scénaristes qui bossent pour un concept.

C'est ça l'explication ?
Oui, et puis on n'a pas assez de temps, on n'a pas assez d'argent. Moi, dans ce que je lis, on est encore très loin de Dexter ou de Desperate. Évidemment, on est encore à des années lumière de tout ça, il ne faut pas se voiler la face.

Vous pensez qu'on y arrivera ?
Mais on arrivera à autre chose parce qu'on est Français. Il ne faut pas qu'on essaye de faire des trucs comme les Américains. Les critiques qui m'énervent, c'est « oui, on dirait un film américain ». Ce n'est pas le but. On est en France, on est Français, on parle français. On fait avec ce que l'on a et on a des choses super bien. Il faudrait juste qu'on sache mieux les mettre en valeur.

Vous pensez que ça vient des scénaristes ou des chaînes ?
Je pense que c'est tellement venu des chaînes que maintenant ça vient des scénaristes. Je suis assez choquée de m'apercevoir que la télé est beaucoup plus trash qu'avant alors qu'il y a mille fois plus de tabous. On est beaucoup moins libre et à la fois, on va beaucoup plus dans la violence. Je pense qu'il faut qu'on donne du lest aux scénaristes, qu'on les laisse faire leur métier : travailler avec leurs univers, qu'on leur fasse plus confiance, qu'on arrête de les mettre sur des rails où les mecs sont après complètement conditionnés à écrire pour ce qu'ils pensent qu'on attend d'eux.

« Mon album ? c'est la blague du mois ! »



Vous n'avez pas l'impression que le fait d'avoir fait des sagas pour TF1 ou des séries, ça vous ferme des portes ?
Si, je pense. Je me mets à leur place et je les comprends mais je ne désespère pas. C'est très délicat pour moi parce que je suis dans une position où je suis hyper en demande de ce genre de personnages, et c'est d'ailleurs pour ça que j'ai pris Eternelle. Mais je sais que c'est un format casse-gueule ; il y a des choses qui coincent, il y a un manque d'espace et de savoir-faire mais c'est ambitieux et ça a le mérite, au moins, d'essayer quelque chose.

Et sinon, quels sont vos autres projets, notamment musicaux ?
Alors mon album, c'est la blague du mois... ! Il se signe là donc c'est sûr il est bien fini... Mais je n'ai pas encore de date de sortie. Je ne sais pas encore comment il va s'appeler. Tous les titres que j'ai proposés, ils m'ont dit « c'est pourri, on dirait un album de Christian Morin ». J'avais proposé un titre mais c'est vrai, qu'après coup, il n'était vraiment pas bien. C'était "Mosaïque"... ! Et sinon, je commence le tournage d'un remake du Miroir à deux faces (TF1) avec Stéphane Freiss.


Qu'en pensez vous ?
  • Génial0
  • Incroyable !0
  • Prévisible0
  • Déprimant0
  • Rien à faire0


l'infoen continu
09:44 Lundi, "Les Echos" devient le quotidien le plus cher de France
09:14 Audiences : 7 millions de téléspectateurs devant "NCIS", TF1 sous les 20%, Arte cartonne
10/02 Madonna, "mécontente" du doigt d'honneur de M.I.A., dément les rumeurs de duo avec Britney Spears
10/02 Programme TV : La Saint-Valentin en avance
10/02 CBS commande la sitcom produite par Melissa McCarthy pour son mari
10/02 "C à vous" fête sa 500ème le 27 février
10/02 Sketch sur Nadal : Lionel Dutemple, auteur pour les "Guignols de l'info", répond à la polémique
10/02 "N'oubliez pas les paroles" : Les premières images du prime spécial Saint-Valentin
10/02 Léa Seydoux et Vincent Cassel, nouveaux héros de... "La Belle et la Bête"
10/02 Cinéma français : Mathieu Kassovitz dénonce une "partouze artistico-commerciale"
10/02 Charts US : Kelly Clarkson détrône Adele, Madonna démarre fort
10/02 Nicolas Sarkozy au journal Libération : "Vous allez devoir me garder encore cinq ans"
10/02 Vidéobuzz : Jean Dujardin passe une audition pour 50 films
10/02 Omar Sy : "Jean Dujardin va avoir l'Oscar, qu'il me laisse le César"
10/02 "Ferme ta gueule Nadine Morano" : le coup de gueule de François Morel sur France Inter
10/02 JDC-87 : Hollande retourne à l'école, Sarkozy lui fait la leçon, Nicolas Dupont-Aignan hors-sujet
10/02 Trois actrices parodient l'affiche du film "Les Infidèles"
10/02 Une animatrice mordue au visage par un chien en direct

"Saturday Night Live" parodie - et défend ! - Lana Del Rey
Tout le PureZapping
Ce soir que regardez vous ?

Rugby

Je regarde 30

Les experts : Miami

Je regarde 24

Les héritières

Je regarde 21

Les Cordier, juge et flic

Je regarde 16
Tout afficher