Mes Amis, Mes Amours : Une mauvaise adaptation, mal jouée et mal tournée
Pascal Elbé et Vincent Lindon dans "Mes Amis, Mes Amours"
Le naufrage de Mes Amis, Mes Amours aura peut-être servi de leçon à certains auteurs : il vaut mieux ne pas laisser un membre de votre famille adapter un de vos romans au cinéma. Cette leçon, Marc Levy aurait sûrement voulu que quelqu'un d'autre lui apprenne. Dommage, c'est son propre roman qui fait l'objet d'une adaptation mal tournée, mal jouée et tellement peu crédible qu'on en vient à rire de désespoir au bout d'une demi-heure.
Un scénario classique
Le plus triste, c'est que le scénario, basé sur le roman de Marc Levy, est loin d'être mauvais. Certes, tout le monde a déjà son avis sur Levy et ses romans à l'américaine, mais en termes de comédie romantique, Mes Amis, Mes Amours s'en tire honorablement. Deux amis célibataires, Mathias et Antoine, décident d'aménager ensemble à Londres, mais Antoine est maniaque et fixe un règlement qu'Antoine a bien du mal à suivre à la lettre.
Une collocation qui promet de virer au cauchemar, ce qui arrive rapidement quand Mathias se met à sortir avec l'institutrice du fils d'Antoine. Enfin, c'est ce que croit Mathias, car il est en fait au coeur d'un quiproquo qui laissera le spectateur complètement indifférent tant il est mal utilisé dans le film.
Dès le départ, ça coince...
Tout commence en voix off : le personnage de Virginie Ledoyen demande à celui de Vincent Lindon de tout lui raconter, sans rien oublier. Le film n'est donc qu'un gros flashback, et la qualité de l'interprétation des deux acteurs en voix off est un bon indicateur de la qualité de leur jeu tout au long du film. Lindon n'est pas trop mauvais, Pascal Elbé est caricatural mais correct, Virginie Ledoyen a rarement été aussi mauvaise, et Bernadette Lafont semble être restée en mode répèt'.
En même temps, qui peut les blâmer ? Ils sont probablement désespérés de lire des dialogues bâteaux, et d'enchaîner des scènes mal liées les unes aux autres, qui n'ont parfois ni queue ni tête et qui ont toute la subtilité d'un coup de massue. Heureusement, Florence Foresti est là. L'humoriste, desservie par le scénario et les dialogues, n'est pas vraiment drôle pendant la quasi totalité du film (un comble !), mais les seuls moments où on rit (enfin... on sourit), et il y en a deux ou trois, c'est grâce à elle.
Au bout d'1h39, on sort -enfin- de la salle en se disant que peu de films français ont été aussi ratés cette année. Certes, il y a eu Astérix aux Jeux Olympiques, hors concours, et le catastrophique Notre univers impitoyable, mais la troisième place du podium, Mes Amis, Mes Amours la mérite.
Qu'en pensez vous ?
- Génial0
- Incroyable !0
- Prévisible0
- Déprimant0
- Rien à faire0
