Moïse: "Je pense que 'Marions-les' pourrait très bien devenir un prime"

Ozap : Comment êtes-vous arrivé à la tête de cette émission ?
Moïse : Une amie, qui me connaissait à la production de Nouvelle Star, m'a demandé si je ne connaissais pas des profils proches du mien, c'est-à-dire des gens qui sont proches des gens, qui ont l'habitude d'être sur le terrain mais qui sont aussi dans l'animation. J'ai répondu que j'en connaissais mais je me suis aussi mis en tête de liste et j'ai passé le casting. Ensuite, ça a plu à Maria Roche, la productrice.
L'émission vise à organiser un mariage pour une famille « méritante ». Vous le présentez comme un docu-réalité ?
Je dirai avant tout que c'est un magazine.
Quel est votre objectif dans cette émission, y-a-t-il un message que vous voulez faire passer ?
L'objectif, au-delà de faire une émission de télé, consiste à pouvoir contribuer au bonheur d'une famille. Dans cette première, l'objectif a été atteint. Et, en même temps, on a découvert par hasard que l'image de cette famille était touchante et pleine d'énigmes. On a donc dû aussi partir à la recherche d'un frère caché, et ça nous a permis de rajouter un peu d'émotion dans ce conte de fées.
L'histoire de ce premier épisode est pour le moins incroyable. On assiste à un double-mariage et il y a aussi cette histoire personnelle compliquée. Comment avez-vous trouvé cette famille ?
La production a fait un appel à candidatures et ils ont sélectionné plusieurs familles. Ensuite, avec l'équipe, on a dû faire un choix entre deux ou trois familles et on a été plus touchés par la famille modeste.
« Je n'ai pas eu l'impression qu'on a raté des moments »
Et vous n'avez pas peur que cet épisode soit un peu too much entre ces deux dernières, l'histoire personnelle du père qui recherche un membre de sa famille... Vous n'avez pas eu faire d'en faire trop ?
Quand j'ai vu l'émission finale, on m'avait prévenu que la partie festive n'était pas forcément très présente. Quand j'ai atterri dans ce projet, c'est vrai que je me voyais pousser la pièce montée et organiser la fête ! Au fil des jours de tournage, je me suis rendu compte que l'histoire de cette famille était intéressante et la production a voulu prendre le parti de raconter cette histoire avant toute autre chose plutôt que l'événement en lui-même. Je trouve que cette direction se justifie. Et quand j'ai vu l'épisode, je n'ai pas eu l'impression qu'on a raté des moments. Je suis resté un peu sur ma fin quand, on voit pendant le générique qu'on fait une méga teuf et c'est dommage que les téléspectateurs s'en privent. Mais, tout est rentré en 52 minutes. Si on en refait d'autres, on aura largement le temps d'aller montrer une fête et ça en vaudra encore plus la peine si, par exemple, on part dans un délire à Marrakech ou autre.
Contrairement à ce qu'on pourrait supposer au départ, ce n'est pas du tout un programme où on a des conseils pratiques pour organiser un mariage.
En toute sincérité, on s'est dit avec un peu de recul que, pour les téléspectateurs qui voudraient des astuces de déco ou autre, on peut en effet soulever un petit manque. On s'est promis de rectifier le tir.
L'émission fait penser aux très nombreux magazines que M6 diffuse en prime time. Votre émission est diffusée en fin d'après-midi : n'auriez-vous pas aimé être diffusé à un autre horaire, comme en seconde partie de soirée ?
Avant d'être dans la cour des grands, il faut qu'on voit quand même ce que ça donne mais pourquoi pas ! Je ne suis pas spécialiste de la programmation mais je pense sincèrement qu'on avait assez de matière pour que cette émission devienne un jour un prime, j'en suis convaincu.
« Les prestations ont fait tout ça gratuitement »
Il y a quelque chose qu'on ne sait pas dans l'émission : qui paie ce somptueux mariage ?
On fait appel à des prestataires à qui on explique le concept. On précise qu'on organise ce mariage pour une famille qui n'en a pas forcément les moyens et qu'à travers l'émission, on cherche à leur faire plaisir. On leur demande alors de participer. On n'a pas eu trop de mal car ils étaient partants. Ça représente une certaine visibilité et une manière de présenter leurs produits donc c'est zéro cout.
Ils ont donc fait tout ça gratuitement.
Oui, tout à fait.
Vous n'avez tourné qu'une émission. Vous saurez s'il y en aura d'autres en fonction de la première diffusion ?
Oui, on saura ça dimanche matin ! A titre personnel, être animateur est mon rêve d'enfance donc si on en fait d'autres derrière, je serai partant.
Avez-vous d'ores et déjà d'autres projets en tant qu'animateur ?
Non, pas pour l'instant. Là, j'arrive dans cette cour et c'est magique pour moi ! C'est pas mal comme première, je ne vais pas me plaindre.
On vous avait connu comme "nounou" des candidats à Nouvelle Star et vous travaillez désormais pour un autre télé-crochet, X-Factor.
Depuis deux ans maintenant, n'étant plus la nounou, je travaillais d'abord sur la coordination à Nouvelle Star. Et depuis qu'il y a X-Factor, je suis producteur adjoint de l'émission.
A terme, vous avez plus envie de vous orienter vers l'animation ?
Mon coeur balance car j'aime beaucoup ce que je fais en ce moment. Mais, oui, j'ai envie d'être animateur mais je ne veux pas me retrouver à faire tous types de programmes. Je n'ai pas envie d'être planté devant un prompteur à lancer des magnétos... Je ne dis pas être avec prétention mais je veux être dans l'animation, pas dans la présentation.
Dans l'idéal, qu'aimeriez-vous présenter ?
J'aimerais bien présenter un jeu. Ou dans le divertissement avec une émission musicale. J'aimerais bien faire un jeu où on peut un peu délirer, être proche du public. Venant du Club Med, sans faire Le Bigdil, j'ai un peu ça dans les gênes. Je me sens proche de profils comme Vincent Lagaf', Jean-Luc Reichmann ou Christophe Dechavanne.
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