Musee Haut, Musee Bas : Un Palace très britannique, avec ses hauts et ses bas
Musée haut, musée bas
Musée Haut Musée Bas est un peu comme la série de 350 photographies de sexes exposés dans le film : on se dit « ah oui, il y a quelque chose », on regarde avec étonnement, on essaye de comprendre, de décrypter, on cherche le style sans arriver à le trouver et on ressort avec la légère honte d’avoir aimé.
« Rien qu’arriver à peindre cette ville pourrie d’Argenteuil, chapeau bas les impressionnistes »
La promesse, ils l’ont tous faite : non, je ne ferai pas du théâtre filmé, je donnerai une autre âme, un autre contenu que celui qu’on peut voir sur les planches. Et voilà Jean-Michel Ribes avec une pièce à sketchs à adapter. Qu’à cela ne tienne, il livre un film à sketchs, petit ovni audiovisuel dans la paysage français. Parce qu’en dehors du casting tout ce qu’il y a de plus français, c’est à s’y méprendre, [film%]Musée Haut Musée Bas[/film%] sonne britannique autant que Big Ben. Et derrière Gérard Jugnot, Isabelle Carré, Pierre Lescure ou Yolande Moreau, on devine Gilliam, Jones ou Chapman et leur humour Monty Pythonesque. Des bons mots qui fusent dans tous les sens, des réflexions, de l’absurde so british, bref, une ironie décalée que la France a parfois du mal à apprécier.
Il y a des hauts, il y a des bas, et le musée navigue de l’un à l’autre jusqu’à un final pompeux qui nous renvoie, une fois encore, aux Monty Python. En sortant, on ne sait toujours pas ce qu’on a vu, mais on sait qu’on a ri.
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