
ercredi, après la cloture de la bourse, NRJ a publié ses comptes pour l'année 2008. Le groupe a subi de plein fouet la crise économique et financière mondiale conjuguée au recul des investissements publicitaires. Ainsi, le chiffre d'affaires du groupe s'est dégradé de 7,9% par rapport à 2007, à 331,3 millions d'euros. A périmètre et taux de change comparables, le baisse est limitée à 4,3%.
Le premier poste de revenus reste la radio en France (NRJ, Chérie FM, Nostalgie, Rire & Chansons). Cette activité a généré 222,1 millions d'euros, en baisse de 7,3% par rapport à 2007. NRJ explique cette contre-performance par « un environnement globalement défavorable pour les radios musicales et leur audience » et fait état d'un quatrième trimestre particulièrement difficile. Et la situation ne s'est pas améliorée au premier trimestre 2009. NRJ fait état d'un recul de l'activité à deux chiffres.
Deuxième poste de revenus : la radio à l'international. Cette activité a progressé de 5,3%, à 33,8 millions d'euros. La télévision suit avec 25 millions d'euros. Cette récente activité est très dynamique : son CA a augmenté de 187,4% en 2008. Le groupe NRJ est optimiste pour 2009 compte tenu de la hausse des audiences de ses chaînes (NRJ 12, NRJ Paris). Citons enfin les activités de diffusion qui ont généré 24,7 millions d'euros, en hausse de 35,7%.
Du côté du résultat net, surprise, NRJ Group fait état d'une perte. Ainsi, alors que la société de Jean-Paul Bandecroux avait dégagé 51,3 millions d'euros de bénéfices en 2007, les comptes sont passés dans le rouge en 2008 avec un déficit de 4,6 millions d'euros. « En l'absence de bénéfice, le Conseil d'Administration propose de ne pas distribuer de dividende au titre de l'exercice 2008 afin de maintenir les marges de manœuvres du Groupe sur le plan financier », a expliqué le groupe, précisant être à la « recherche de sources d'économies ».
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