
'est une sortie sobre et de très grande classe qu'a offert ce soir
Patrick Poivre d'Arvor aux téléspectateurs du 20 heures de TF1. Sans allusion à son départ lors de la prise d'antenne, il a déroulé son journal naturellement, comme il l'a toujours fait au cours de ces 21 dernières années. Il faudra attendre un reportage sur la naissance d'un bébé girafe pour entendre la première référence à son éviction : « Parfois on croit chuter mais on rebondit très vite » commente-t-il.
Shakespeare pour sa fin
Puis après un dernier reportage est venu le moment des adieux : « Shakespeare avait écrit un jour "Ce qui ne peut être évité, il faut l'embrasser". Alors très modestement, puisque je n'ai pu éviter ce qui arrive ce soir, je vous embrasse tous et toute et la rédaction, qui m'a accompagné, si fidèlement, depuis 21 ans maintenant (...) Ce lien que nous avons tissé ensemble, il est unique, personne ne peut le défaire ».
Il a aussi remercié TF1, « qui m'a offert ces deux décennies magnifiques », sans allusion à
Laurence Ferrari, sa remplaçante à la rentrée. Seul
Harry Roselmack, « qui vous accompagnera tout l'été », est cité.
Indépendance journalistique
Enfin, le générique a laissé place à un montage des moments les plus importants de sa carrière journalistique à TF1. En forme de réponse à ceux qui imputent son éviction à l'amitié de Nicolas Sarkozy avec Martin Bouygues, propriétaire de TF1, les fameuses images de PPDA mettant en difficultés Jacques Chirac, François Mitterrand et Nicolas Sarkozy ont été diffusées. Pour justifier une ultime fois son indépendance du pouvoir ?
Contrairement à ce qui avait été annoncé donc, aucun reportage à sa gloire n'a été lancé. Et les équipes du 20 heures sont restées en coulisses, laissant
Patrick Poivre d'Arvor profiter de ses derniers instants d'antenne. « Je suis sûr qu'on se reverra très vite » a-t-il conclu avant de clôturer son dernier journal.
Regardez notre montage :