
a dynamique de RMC se poursuit. Une nouvelle fois, la station réalise sa meilleure rentrée depuis la mise en place de son nouveau format avec 3,03 millions d'auditeurs quotidiens, en hausse de 2,2% sur un an. Toutefois, cette performance est en recul par rapport au printemps dernier. Pour Ozap, Frank Lanoux, le directeur général de RMC, commente ces résultats et évoque la concurrence avec Europe 1 sur le terrain du sport.
Ozap : Quelle est votre impression générale après la publication des audiences pour septembre-octobre ?
Frank Lanoux : On est très heureux de faire notre 29ème sondage consécutif à la hausse, c'est une série qui n'a jamais été faite. On est sur une progression ininterrompue depuis septembre 2001. C'est quand même fort.
On a tout de même l'impression que votre progression se ralentit.
Je ne vois pas comment la progression pourrait s'accélérer (rires) ! On a repris la radio il y a sept ans, RMC se développe encore mais on a toujours un déficit de fréquences. On compare donc des chiffres qui ne sont pas comparables puisqu'on n'est pas distribué comme les autres. Je n'ai pas un seul émetteur en Normandie, en Alsace, en Lorraine…
Votre réservoir passe donc par les nouvelles fréquences ou vous estimez pouvoir encore progresser ?
Il y a plusieurs éléments mais RMC est la première radio à Marseille, la deuxième radio privée de Lyon ou encore la cinquième radio privée d'Ile-de-France. On commence donc à atteindre des sommets et des positions extrêmement enviables par tout le monde. Il nous faut maintenant conquérir ces places dans les zones où on arrive depuis deux ans ou on n'est pas encore. Là, bien évidemment, il va falloir plus de temps.
On parle beaucoup des matinales avec les changements survenus sur RTL et Europe 1. Comment se porte la tranche de Jean-Jacques Bourdin ?
On est stables avec quasiment les mêmes quarts d'heure moyens. Par rapport à la débauche de communication des autres ou par rapport aux changements importants sur RTL et Europe 1, c'est sûr que ça peut bouger mais pour l'instant, il n'y a pas d'évolution négative sur RMC. On a conservé nos fidèles et on s'est même renforcés sur d'autres horaires : avec le sport, nous sommes devant RTL et Europe 1 entre 20h et 22h.
On a beaucoup parlé d'Europe 1 qui serait venu chercher des talents au sein de vos équipes. Cela ne vous a donc pas causé de tort dans le domaine du sport ?
Déjà, ils sont venus en chercher beaucoup mais ils n'en ont trouvé que deux. Et sur les deux, il y en a déjà un qui est revenu chez nous (Gilbert Brisbois, NDLR). Je pense que ça n'a donc pas eu tellement d'importance. Sur cette période, on s'est plutôt renforcés sur le sport. Je ne sais pas quels enseignements il faut tirer de ce premier sondage : il faut faire extrêmement attention avec les chiffres d'audience, les phénomènes sont parfois plus lents que ce qu'on peut imaginer. Il faut donc attendre encore un petit peu.
En termes de chiffres, comment se situe votre soirée sport par rapport aux concurrents ?
Entre 20h et 22h, notre quart d'heure moyen est de 145 000 auditeurs contre 132 000 pour RTL et 112 000 pour Europe 1. En un an, RTL et Europe 1 ont perdu sur cette tranche. En septembre-octobre 2007, RMC enregistrait un quart d'heure moyen sur cette tranche de 116 000 auditeurs contre 122 000 pour Europe 1 et 137 000 pour RTL.
Et sur le week-end, vous devez faire face à la nouvelle concurrence d'Europe 1 sur le sport ?
Le week-end, Europe 1 baisse alors que nous progressons. On a, à la fois, une part d'audience, une durée d'écoute et une audience cumulée qui progressent. C'est toujours un peu spectaculaire : en même temps que vous recrutez de nouveaux auditeurs, ça veut dire que vous êtes capables de les faire écouter plus longtemps la radio. En général, les nouveaux auditeurs vous écoutent moins longtemps. Sur le week-end, on augmente à la fois le nombre d'auditeurs et la durée d'écoute.