Une grande réforme audiovisuelle attendue au printemps 2013
Cette grande loi devrait détricoter bon nombre de réformes prises par la précédente majorité. Au premier rang desquelles la nomination par l'exécutif des présidents de l'audiovisuel public. La désignation des membres du CSA sera modifiée, ils seront désormais nommés par les commissions des affaires culturelles de l'Assemblée nationale et du Sénat. C'est ce nouveau CSA qui aura le pouvoir de nommer les patrons de l'audiovisuel public : France Télévisions, Radio France et l'AEF (Audiovisuel Extérieur de la France). Le mandat de l'actuel président du CSA, Michel Boyon, arrive à son terme le 25 janvier. Son remplaçant sera donc nommé par François Hollande avant la grande réforme audiovisuelle. "Son choix sera observé avec attention" note notre confrère. Dans cette grande réforme, le CSA pourrait fusionner avec l'Arcep, le gendarme des télécoms. Une fusion annoncée et préconisée depuis plusieurs années déjà.
Rémy Pflimlin menacé
Qui des actuels patrons de l'audiovisuel public nommés par Nicolas Sarkozy conserveront leur poste après la réforme ? Le président de l'AEF Alain de Pouzilhac pourrait être le premier à quitter le navire, en raison de sa gestion calamiteuse du dossier de la fusion entre RFI et France 24. Le gouvernement "espère une démission", ce qui permettrait d'assurer rapidement son remplacement.
L'avenir de Jean-Luc Hees, à la tête de Radio France, ne semble pas menacé en raison des bons résultats obtenus par les antennes du groupe depuis sa prise de fonction. En revanche, le patron de France Télévisions, Rémy Pflimlin, pourrait faire les frais de cette nouvelle loi. En cause, "la qualité des programmes sur le service public (qui) n'est pas jugée à la hauteur d'une chaîne sans publicité après 20 heures, hormis sur le créneau de l'information" écrit notre confrère. Par ailleurs, l'avenir financier de France Télévisions fera l'objet d'âpres négociations avec l'Etat actionnaire. Car les revenus publicitaires du groupe public sont en chute libre et Bruxelles s'apprête à retoquer la fameuse taxe télécom censée combler le manque à gagner depuis la suppression de la publicité après 20 heures. Manque à gagner : 210 millions d'euros par an.
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