Festival de Cannes

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Le Ruban Blanc : Chronique stricte et un peu ennuyeuse d’un village malsain 22 octobre 2009



Le Ruban Blanc : Chronique stricte et un peu ennuyeuse d’un village malsain Haneke avait su séduire son public avec ce talent unique pour mettre le spectateur en position de voyeur, limite complice de l'horreur qu'il montre à l'écran. Il calme un peu le jeu avec Le Ruban blanc, chroniques en noir et blanc d'un petit village allemand juste avant la première guerre mondiale, avec ses habitants typiques (l'instituteur, le baron, le pasteur, le médecin, etc.) et ses enfants a priori sans problème.

Le Ruban blanc, il est noué autour du bras de deux d'entre eux, symbole de leur pureté et de leur innocence. Mais quand d'étranges évènements surviennent petit à petit (un handicapé bastonné, un piège tendu au médecin), tout le village part à la recherche des coupables. Et évidemment, derrière les façades de bonne morale, chacun cache son petit secret. Le médecin se tape son assistante (et sa fille, les bons jours), la baronne ne fait pas que du tourisme en Italie, le pasteur attache son fils au lit pour l'empêcher de se masturber. Lire le reste de cet article »



Hotel Woodstock : Ang Lee signe une comédie surprenante autour du festival 23 septembre 2009



Hotel Woodstock : Ang Lee signe une comédie surprenante autour du festival Comment montrer Woodstock sans faire rugir une rifle de guitare ? Comment filmer l'événement musical le plus important de tous les temps sans avoir besoin d'une actrice capable d'incarner Janis Joplin jeune ? Réponse, en filmant Woodstock, le off. Le pari d'Ang Lee, qui retrouve là quelques thèmes qui lui sont chers comme l'amour homosexuel naissant de son personnage principal, est donc de faire une comédie sur ce petit village paisible et ennuyeux qui devient, le temps d'un festival, le plus gros repaire de hippies au monde. Ca prend des pilules, ça court tout nu, ça s'habille « en pyjama » pour reprendre les mots de la mère acariâtre du héros, et ça offre à certains personnages l'occasion de se découvrir enfin.

Parce que c'est finalement ça que veut filmer Ang Lee, un homo coincé entre son père taciturne et sa mère dragon, un gars du village qui rêve de vivre le rêve américain à San Francisco. Mais la tentation est trop forte, le phénomène trop important, pour qu'il ne penche pas sa caméra sur le bordel général (dans tous les sens du terme) que fut Woodstock. On navigue donc entre les deux, entre l'intime et le social, entre la maison et le festival, tournant autour du cœur, la scène, sans jamais la voir vraiment. Woodstock est l'histoire d'une Amérique qui croient encore que « Yes, they can ». Lire le reste de cet article »



Fish Tank : Un drame urbain glaçant et sans concession 21 septembre 2009



Si chaque pays a ses réalisateurs fétiches, c'est aussi parce que chaque pays a son style. Et l'Angleterre sait faire ça mieux que tous les autres, les films sociaux. Parler de la « vraie vie ». Andrea Arnold est dans cette veine là, filmant dans les talons de Ken Loach une Angleterre en perte de repères qui laisse pourrir, au fond de ses cités, sa misère sociale.

Dans l'objectif, Mia, ado paumée de 15 ans, pas vraiment sociable, pas vraiment belle. Elle vit avec sa sœur et maman, au chômage, pour qui la vie se résume à boire des bières entre copines, insulter sa fille et s'abrutir devant sa télé avec sa progéniture génération MTV. Et puis il arrive. Le nouveau beau-père. Les regards troubles, le désir qui naît, on pense à Lolita, celle de Nabokov, celle de Kubrick, la nymphette qui piège dans sa toile l'homme mûr. Mais cette Lolita se promène le doigt bien haut et le désir, le vrai, est finalement en face d'elle, dans les yeux d'un homme qui n'est peut-être pas là que pour sa mère. Lire le reste de cet article »



Un Prophète : Tout le talent d’Audiard dans l’horreur des prisons 27 août 2009



Un Prophète : Tout le talent d’Audiard dans l’horreur des prisons L'histoire initiatique, dans la littérature comme le cinéma, pourrait presque être considérée comme un genre à part entière : l'histoire d'un ado qui devient adulte. C'est aussi un thème cher à Audiard, ce parcours qui fait qu'un anonyme doit s'endurcir pour faire face aux épreuves de la vie, qu'il a exploré dans tous ses films. Il le retranscrit ici dans l'enfer des prisons françaises avec un petit voyou qui devient grand. Merci qui ? Merci la tôle qui forge les hommes au sang, au trafic, au viol. L'histoire d'une rédemption à l'envers mais sans être immorale, un banni de la société qui prend sa revanche comme il peut, avec pour arme sa seule dignité et une lame de rasoir glissée dans ses joues.

A 19 ans, Malik (Tahar Rahim, un Romain Duris en devenir) est un petit caïd, un gamin paumé issu d'un foyer social. Il a su tabasser un flic, on lui apprendra le reste. Six ans à passer au trou sans aucun contact, aucun réseau, si ce n'est celui des Corses qui acceptera d'assurer sa défense contre un petit service (un meurtre). De là naîtra l'ambition de Malik, jusqu'à devenir lui-même le nouveau parrain. Un film sur un héros qui devient un anti-héros sans qu'on ne puisse s'empêcher de ressentir une immense tendresse pour lui. Il est la victime bien avant d'être le bourreau, celle des gangs, des matons corrompus et des combines diverses. Lire le reste de cet article »



Inglourious Basterds : Le plus mauvais Tarantino... mais on aime toujours 19 août 2009



Inglourious Basterds : Le plus mauvais Tarantino... mais on aime toujours Brad Pitt, son couteau ensanglanté à la main, regarde un nazi qu'il vient de « tatouer » à chaud. « Je crois que je viens de réaliser mon chef d'œuvre ». Ecran noir, un film de Quentin Tarantino. C'est bon Quentin, on a compris le message ! Dès le générique, qui reprend la typo de tous ses films, on sent l'œuvre phare, celle qui résume, philosophe et, bien sûr comme à chaque fois chez Tarantino, bavarde. Bavarde beaucoup (trop ?), le réalisateur se complaisant dans ces dialogues qu'il aime tant.

Heureusement, la mise en scène tarantinesque est toujours là, même si chaque plan, chaque scène, a comme un air de déjà vu. Une discussion à la taverne et on se croit retourné dans l'ouverture de Reservoir Dogs. Une fille se prépare à aller commettre son crime, caméra volant au-dessus des murs, bienvenue dans le célèbre plan séquence de Kill Bill. Tous ses films se sont donnés rendez-vous, là, en 2h30, pour faire la grande fête aux nazis. Aux « presque nazis », puisque l'histoire n'a aucune réalité historique. La France des années 40 ressemble au far-west américain. En 1944, alors que l'Allemagne s'écroule, Hitler va assister à une avant-première en France. Lire le reste de cet article »



Looking for Eric : Cantona philosophe dans une comédie très british 27 mai 2009



Looking for Eric : Cantona philosophe dans une comédie très british La toile de fond de tous les films de Ken Loach a toujours été avant tout sociale, comme si la politique et le message comptaient autant que le brio cinématographique. Avec Looking for Eric, le réalisateur britannique s'éloigne de son thème central tout en le gardant en filigrane, prêt à ressurgir à tout instant. Mais il s'agit ici d'une comédie. Une comédie sur un pauvre père de famille paumé, débordé entre sa maison à ranger, ses gosses qui ne l'écoutent pas et son ex-femme qui le hante toujours. Lire le reste de cet article »



Etreintes brisees : Almodovar bégaye et fait du cinéma sur son cinéma 27 mai 2009



Etreintes brisees : Almodovar bégaye et fait du cinéma sur son cinéma Imaginez Pedro Almodovar, entouré de ses acteurs fétiches, souriant aux photographes avant de dire, froidement « J'arrête le cinéma. Un dernier film, et c'est fini ». Avant de se consacrer à la photo, au roman, au porno où à la construction de bateaux du XVIe sicèle en allumettes, Almodovar pourrait alors tourner Etreintes brisées, sorte de film testament réunissant en une heure trente tous les thèmes du réalisateur, des plus importants (le double, l'identité sexuelle, les talons) aux plus mineurs (les boucles d'oreille, le gazpacho, le réalisateur handicapé, etc.).

Pour clore la boucle, il ira même jusqu'à se plagier lui-même, imaginant que ses protagonistes tournent un remake de Femmes au bord de la crise de nerfs. Une mise en abyme qui ressemble à un puits sans fond de cinéma, dans lequel Almodovar aurait tout jeté. Pas en vrac, non, mais bien aligné, bien rangé, dans ce style qui a fait son succès, des histoires qui se mélangent et se superposent tout en fluidité, entre drame et humour noir. Il faudra attendre la fin pour voir un extrait du film dans le film, malheureusement la meilleure séquence des Etreintes brisées (et pourtant mineure dans l'histoire). Une comédie délirante, des personnages atypiques, des réactions insensées et des dialogues aiguisés. Du Almodovar. Lire le reste de cet article »



Audiences : Canal+ bat M6 avec la clôture de Cannes 25 mai 2009



Audiences : Canal+ bat M6 avec la clôture de Cannes Info Ozap.com. Hier soir, à partir de 19h20, Canal+ retransmettait, en direct depuis le palais des Festivals, la cérémonie de clôture du 62ème Festival de Cannes (retrouvez le palmarès complet).

L'événement, présenté par Edouard Baer, a réalisé une très bonne performance d'audience en rassemblant 1,8 million de téléspectateurs pour 10,7% de parts d'audiences. Hier soir, la chaîne cryptée s'est ainsi placée devant M6 et son magazine D&Co qui a captivé 1,4 million de téléspectateurs (10,4% du public).

En access prime time, TF1 est tout de même resté leader mais le magazine Sept à huit était en recul avec 3,5 millions de téléspectateurs, soit 24,8% de parts d'audience.



Festival de Cannes 2009 : on fait le bilan 25 mai 2009



Festival de Cannes 2009 : on fait le bilan Quel qu'ait été leur choix, Isabelle Huppert et son jury auraient eu à essuyer les critiques. A moins de surprendre vraiment tout le monde en allant chercher une Palme là où personne ne l'attendait, Le ruban blanc et Un Prophète étaient les deux seuls prétendants sérieux à la Palme. Pour le premier, on reproche forcément à Isabelle Huppert le copinage, le retour de manivelle envers Haneke qui lui avait offert un superbe rôle dans La Pianiste. Pour le second, on aurait vu une française remettre à un français la Palme un an après une récompense tricolore.

Quitte à essuyer les critiques, Hupert a donc décidé de couronner Le Ruban blanc, chronique en noir et blanc d'un village allemand au début du XXe siècle. Classique, politique, beau et ennuyeux, le film avait tout pour repartir palmé. Belle consolation pour Jacques Audiard, qui descend quant à lui les marches avec le Grand Prix du jury.  Lire le reste de cet article »



Festival de Cannes : le palmarès complet 24 mai 2009



Festival de Cannes : le palmarès complet Le maître de cérémonie, Edouard Baer, est en forme ce soir, alors que le Festival de Cannes touche à sa fin. Après un petit discours introductif, où il est question d'amour, de travail et... de sel, l'heure sonne de remettre les prix de ce 62ème Festival de Cannes, dont le jury était présidé par Isabelle Huppert.

Voici en direct, minute par minute, la révélation du palmarès : Lire le reste de cet article »



Festival de Cannes

Thierry Ardisson, lors du 62ème Festival de Cannes
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