Prise d'otage sans prise de tête
Le film de Dean Parisot est semblable au cours de la bourse, il y a des hauts et des bas mais Jim Carrey limite l'inflation.
Dick (Jim Carrey) est promu vice-président de la communication d'une puissante firme, Globodyne Corp. Cette ascension au sein de l'entreprise lui promet un avenir plus que radieux loin de tout problème financier. Sa femme Jane (Léa Léonie) n'hésite donc pas à quitter son travail. Malheureusement, le bonheur ne dure pas. Quelques heures plus tard, la société de Dick s'effondre dans un scandale financier. Seul le grand patron s'en sort avec des indemnités. Pour s'en sortir et éviter la saisie de leur maison, Dick et Jane tel Bonnie et Clyde s'improvisent braqueurs amateurs.
Ce long-métrage n'est certes pas le film de l'année, mais on se laisse facilement divertir par la gestuelle et les mimiques toujours aussi loufoques de Jim Carrey, notamment la mémorable interprétation de I believe I can fly (même si le film ne vole pas très haut ).
Téa Leoni et Jim Carrey se sont rencontrés seulement une semaine avant le début du tournage et pourtant c'est un duo réussi. Au départ, Cameron Diaz s'était vu proposé le rôle de Jane (pour reformer le tandem de choc de The Mask) mais en raison d'emplois du temps incompatibles, cela n'a pas pu se faire, on a donc pensé à Téa Léoni (Spanglish) qui interprète ce rôle a merveille et n'a rien à envier à Cameron Diaz .
Une bonne comédie
Ce long-métrage (pas si long que ça, 1h30, mais c'est amplement suffisant) remplit sa mission : plusieurs spectateurs éclatent de rire et même le plus ronchon et réfractaire esquisse un sourire. Ils tiennent en otage la bonne humeur...
N'essayez pas de chercher une critique de notre société où le bonheur de l'argent est éphémère. Non prenez ce film comme argent content, une bonne comédie sans prise de tête. Pourtant on retient une chose : braqueur n'est pas un métier si difficile. Attention ce film risque de donner de mauvaises idées à plus d'un ! Pour un film grand public, Braqueurs amateurs se permet tout de même de traiter un sujet contemporain d'une manière peu conventionnel, surtout au pays où le billet vert est roi.