Les rois du gadin
Dernière grosse comédie ricaine bien grasse, on en rigole d'avance. A défaut de rigoler pendant…
Will Ferrel nous a habitués à tellement mieux… Prononcer son nom fait sourire, on pense à Ricky Bobby, à Anchorman, à Harold Crick, bref à de plutôt bons souvenirs au cinéma, des petites crampes de mâchoire à force de rire quand il joue de la flute dans les toilettes publiques.
Dans
Les Rois du patin, il se plie en quatre pour nous faire rire à base de vomi et de coups sous la ceinture, et il faut avouer qu'on est plutôt fan. Mais hélas, la sauce ne prend pas. On commence par un beau fou rire, puis les zygomatiques se relâchent petit à petit pour ne plus servir à rien. Le final n'intéresse même plus. On ressort du film exactement comme on y est rentré : on a envie de voir une comédie.
Viandage artistique
Lorsque l'humour ne fait plus mouche, on ne pardonne plus le schéma sans surprise des comédies des rois du rire outre atlantique : gloire, décadence et retour en force. Les rois du patin ressemble à Anchorman qui ressemble à Ricky Bobby, mais sans cette étincelle de génie qui fait accepter une histoire bâteau. Les « situations cocasses » ne sauvent rien, elles ne sont pas super terribles (et encore, difficile d'etre objectif quand il s'agit d'humour). Le partenaire de Ferrel ne marque pas autant qu'un frère Wilson, un Steve Carrel ou un Jim Carrey. On aimerait dire si on aime ou pas, et pourquoi. Mais rien de ressort de ce film. Vraiment dommage, le film ne mérite même pas une plus grande critique.