En offrant sept pages d'interview et d'analyses à la première dame de France samedi, Libération prenait un gros risque. Celui de braquer ses lecteurs, qui voient en Carla Bruni-Sarkozy le nouvel outil people de communication du Chef de l'Etat.
Et à en croire les messages déposés sur le site Internet du journal ce week-end, l'accueil de cette initiative a été... glacial. Didier Pourquery, qui commente l'opération dans ' Le making-of ' du jour, comptait avant le bouclage ' 80 % de réactions de rejet ' sur les 1300 messages postés à ce sujet sur Libération.fr.
Même si le nombre de commentaires ne peut avoir valeur de panel représentatif du lectorat, nul doute que cette levée de boucliers confortera une bonne partie des journalistes de la rédaction. La semaine dernière, beaucoup s'étaient élevés contre ce projet, la société des personnels estimant même que cette idée « pourrait avoir des conséquences désastreuses ». Elle n'avait peut-être pas tort.