A l’aube de son départ pour une nouvelle destination inconnue avec Adriana Karembeu, ozap a rencontré Frédéric Lopez. Il nous parle de la genèse de son émission, des prochaines personnalités qu’il invitera à voyager et de ses projets pour France Télévisions.
imédias : Vos valises sont prêtes ?
Frédéric Lopez : Je pars très bientôt, on est en train de finaliser les derniers détails du voyage.
C’est Adriana Karembeu qui a été choisie pour ce nouveau voyage ?
Oui, je lui avais proposé il y a très longtemps déjà. Quand je l’ai rencontrée, j’ai été surpris par le personnage, loin de l’image qu’elle peut avoir. C’est une femme très attachante, drôle, sincère.
Un peu loin de l’image véhiculée par M6 avec Top Model…
Je n’ai pas regardé le programme ! Mais c’est quelqu’un d’extrêmement intelligent.
Comment choisissez-vous l’invité ? Vous avez déjà été sollicité par des personnalités ?
C’est généralement un brainstorming avec tous les membres de l’équipe, on discute des personnes avec qui j’ai envie de partir. Jusqu’alors, on a invité des personnalités qui avaient beaucoup d’humour, c’était plus facile de faire venir les téléspectateurs devant un documentaire avec quelqu’un qui leur était familier, qui leur ressemblait. Mais imposer une célébrité dans ce type de programme n’a pas été une chose simple, ça a même été très difficile avec France 5. Ils avaient peur qu’on voit ça comme du racolage sur la chaîne du savoir. Mais finalement, après un an de discussions, ils ont accepté l’idée.
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Quelle destination a été choisie cette fois-ci ?
Vous vous doutez bien que je ne peux rien dire ! Même mes amis et la direction de France Télévisions ne sont pas au courant ! Seule l’équipe sait où on va, il faut que la surprise soit totale pour Adriana.
Quand ce voyage sera à l’antenne ?
Probablement au printemps 2008. Un voyage comme ça, c’est 140 heures de rushes et plus de 3 mois de montage. C’est d’ailleurs très frustrant, le documentaire ne durera finalement qu’une heure et trente minutes. Dans ..., il y a 30 minutes de bonus, dont un grand moment avec Muriel Robin au milieu des phoques !
Vous pouvez nous dire alors quels seront vos prochains invités…
Oui, ça je peux ! J’espère que Zazie sera du prochain voyage, j’ai très envie de partir avec elle. Il y a d’autres personnes qui feront sans doute partie d’une des prochaines émissions : Jamel Debouze, Béatrice Dalle, Gérard Jugnot, Josiane Balasko ou encore Kad Merad.
En termes de production, cela doit être très lourd à gérer. Combien de personnes sont du voyage ?
Pas vraiment, on part avec une équipe très réduite. Il y a le réalisateur qui filme, un cadreur, un preneur de son, un médecin, un rédacteur en chef, deux journalistes scientifiques, l’invité et moi.
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Depuis que vous travaillez à la télévision, ce programme est votre plus grande fierté ?
Oui, absolument ! Quand j’ai été viré de « Comme au cinéma », je me demandais ce que je voulais faire. J’ai eu beaucoup de propositions mais j’ai failli tout arrêter. Cette idée me trottait dans la tête depuis 1991. Et face à mon projet qui n’avançait pas, mes amis me disaient « Fred, t’as pas un plan B ? ». J’ai fini par rencontrer les bonnes personnes.
C’est une grande fierté, vraiment, de pouvoir parler d’ethnologie à 20h50 ! Mon plus grand plaisir, c’est de bosser avec les meilleurs du métier. Il faut savoir qu’aucune scène n’est « tournée », tout est capté en live. Il est hors de question de demander aux protagonistes de retourner une scène qui n’aurait pas été bien captée.
Cette émission a été très bien accueillie par la presse…
Elle représente quatre ans de ma vie. Au départ, avant que le concept ne soit validé par France 5, j’ai du ramer un an pour le « vendre » à la chaîne. Une fois diffusé, il a été très bien accueilli par la presse et les téléspectateurs, c’est très rare ! Mais il coûtait tellement cher que nous n’arrivions pas à « vivre », nous avons tous travaillé pour pas grand-chose pour que le programme puisse exister.
Puis après, France 2 a accepté de voir venir « En terre inconnue » sur son antenne, la responsable des magazines de France 2 y a cru. Quand elle a voulu le mettre à 20h50, j’ai joué ma carrière ! La concurrence sur les autres chaînes était telle que France 2 a joué la carte très risquée de la contre-programmation. Mais ça a marché, la chaîne nous a commandé trois émissions par an. C’est difficile d’en faire plus.
Ce format peut être adapté par des pays étrangers ?
Je ne sais pas... Je ne veux pas que des peuples qu’on a rencontrés soient visités par d’autres équipes. L’idée serait peut-être de tourner avec des personnalités internationales. Léonardo Di Caprio, que j’ai approché, avait été emballé par l’idée. Il faudrait que je le relance…
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Où en est votre projet « Panique dans l’oreillette ? »
L’émission sera finalement diffusée dans un format de 52 minutes à partir de mars 2008, le samedi à 19 heures sur France 2. Elle n’a pu être programmée fin 2007 comme prévu, elle n’entrait pas dans le budget de la chaîne pour cette année. Je serai debout, face à l’invité assis. Je vais lui poser des questions qui me seront soufflées dans l’oreillette par des proches de l’invité. Chacune des révélations donnera lieu à des happenings, des surprises.
Quel regard portez-vous sur France 2, qui n’a pas réussi à imposer une émission sur le septième art ?
J’ai eu la chance de ne pas tomber dans l’aigreur au moment où j’ai été viré de « Comme au cinéma ». Je m’étais engueulé avec un conseiller du Président de l’époque, Marc Tessier. Il m’avait dit que le monde du cinéma n’aimait pas Lopez. Ce qui était faux. Les patrons ne regardent pas toujours les émissions, c’est dommage.
Ca ne vous agace pas de voir que le service public fait toujours appel aux mêmes animateurs pour ses émissions ?
Non, je me sens plutôt bien servi par France télévisions ! Ce n’est pas du fayotage, je le pense sincèrement. Combien de chaînes mettraient un tel programme en prime ? Aucune. Quant aux animateurs qu’on voit souvent à l’antenne, ça ne me choque pas, ils ont établi une relation de confiance avec les téléspectateurs. La seule chose qui m’agace, c’est la frilosité des patrons, toutes chaînes confondues, face aux concepts français. Ils préfèrent aller chercher les programmes à l’étranger là où ils ont déjà été testés.
La radio, ça vous intéresse ?
Oui beaucoup, même si je n’ai pas eu de proposition. Je me verrais bien faire des interviews confidences avec des personnalités, au cours d’un entretien long et approfondi.
Pour résumer, vous êtes très heureux en ce moment Frédéric ?
Complètement… C’est un conte de fées. Je m’occupe d’une émission magique, ultra-fragile.