Samedi, ... sera aux commandes d'un talk-show inédit sur France 2 : .... Chaque samedi à 19 heures, il interrogera une star grâce à des questions soufflées par les proches de cette personnalité. Un concept auquel l'animateur tient beaucoup. Il le raconte et dévoile ses autres projets sur Ozap.
Ozap : Samedi arrive « Panique dans l’oreillette » à 19 heures sur France 2. On en a beaucoup entendu parler. De quand date ce projet, pourquoi ça a pris autant de temps ?
Frédéric Lopez : J’ai déposé le concept en février 2001, il y a donc sept ans et demi ! En fait, ce que je croyais être un atout était en fait un handicap quand je l’ai présenté à différentes chaînes : c’est une idée originale. Je pensais que c’était formidable mais je me suis rendu compte que les directeurs de chaînes étaient assez souvent excités par le programme mais avaient peur de le mettre à l’antenne parce que ça n’avait pas été fait avant. Ils sont souvent rassurés quand ils achètent un concept étranger qui a déjà cartonné. Mieux vaut tard que jamais. Je suis très content que la direction de France Télévisions décide de le mettre à l’antenne. C’est courageux. Ils avaient déjà pris un risque en mettant de l’ethnologie à 20h50 avec « En terre inconnue » et là, ils me font confiance une deuxième fois.
Comment s’est fait le choix de le produire avec Catherine Barma ?
J’avais envie de le produire avec quelqu’un et il se trouve que Catherine Barma est quand même la reine du talk-show. On le co-produit donc ensemble.
Comment résumez-vous le concept ?
J’interviewe une star et la plupart des questions font mouche car elles me sont soufflées dans l’oreillette par des proches de la star qui sont cachées au-dessus d’elle. L’invité ne sait pas qui ils sont et jusqu’où ils vont aller. C’est assez déstabilisant car le téléspectateur voit et entend tout mais aussi le public qui a un casque sur les oreilles. La situation est donc très étrange car dès que des proches me disent quelque chose dans l’oreillette, le public est mort de rire et l’invité ne sait pas pourquoi ! Ça crée une espèce de parano qui déstabilise l’invité et ça donne un portrait très décalé où on apprend beaucoup de choses. Toutes les questions sont inédites et surtout, on fait des surprises.
La mécanique du jeu repose sur plusieurs petits détails : on a notamment parlé d’un capteur sous les fesses de l’invité !
Oui ! C’est pour éviter que l’invité se bouge et se mette à ma place où il pourrait voir les proches cachés au-dessus de lui. Au moment où l’invité se lève, un capteur sur le siège permet de mettre un cache sur les proches.
La préparation de l’émission prend combien de temps ?
C’est un mois d’enquête. J’ai une équipe formidable pour connaître par cœur la vie de nos invités.
Est-ce facile de convaincre à la fois les stars invités et leurs proches ?
Facile n’est pas le mot mais je n’ai jamais rien fait de facile pour l’instant dans ce métier (rires). Partir « en terre inconnue » avec un invité hors promotion qu’on arrache à sa vie pendant trois semaines, c’est déjà très difficile. C’est une marque de confiance qu’ils me font et j’en suis ravi. Je leur dis que c’est vrai que l’on va connaître leurs travers, leurs défauts mais je ne trouve pas ça si grave au final. Ça rend les gens attachants.
La personnalité de l’invité joue beaucoup. Est-ce que ça marche aussi bien quelque soit l’invité ?
On n’a tourné que la première pour l’instant mais la première session est déjà très belle : Jean-Marie Bigard, Elie Semoun, Charlotte de Turckheim, Marianne James, Patrick Timsit… Ce sont des gens qui ont l’habitude de monter sur scène et de faire du show.
Combien d’émissions sont prévues ?
On en a signé quatorze, jusque décembre.
Avez-vous avec un objectif d’audience ?
On ne nous donne pas de chiffres mais ça se fait très naturellement. On connait tous les chiffres de la case actuelle et on voit très bien si on est en-dessous ou au-dessus. Je fais partie des gens qui ne sont pas choqués par ça : si l’émission s’arrête, ça ne me choquera pas. C’est comme dans un théâtre : si ça ne marche pas, le directeur change de pièce et tout le monde trouve ça normal. C’est une case à risque le « 19 Heures », il y a beaucoup de concurrence. Je préfère une case à risques à pas de case du tout… puisque je n’ai pas eu de case du tout pendant sept ans. Mais j’aurais zéro regret si les gens ne veulent pas regarder car l’émission est telle qu’on l’avait rêvé il y a sept ans.
Pensez-vous que l’émission peut être déclinable en prime-time ou est-elle réservée à l’access selon vous ?
C’est vrai que ça marche en seconde partie de soirée, en access, en prime-time. Il se trouve que la case que m’a proposé France 2 est l’access mais quand on a imaginé l’émission, on s’est rendu compte qu’il y avait de la matière pour du prime. Avec Florence Foresti, on a tourné pendant 2h50 et on est obligé de n’en montrer qu’une heure donc c’est beaucoup de sacrifices. C’est vrai que ça pourrait marcher en prime.
Avez-vous eu des retours de la part des chaînes à qui vous aviez proposé le concept par le passé ?
Pas encore, ils attendent la diffusion (rires).
Après coup, qu’en a passé Florence Floresti ?
Elle n’a pas encore vu l’émission, elle me fait confiance. Mais ses copines ne se sont pas rendu compte parfois de ce qu’elles pouvaient dire ! Par exemple, on a bipé le nom de deux jumeaux rugbymen qu’elle a rencontré avec sa meilleure amie quand elle était ado ! C’est vrai que les amis se lâchent beaucoup. Florence Foresti réagit beaucoup mais je l’ai convaincu à la fin de l’émission que ce n’était pas si mal !
On parle beaucoup en ce moment de la suppression de la publicité et des difficultés que cela provoque sur le budget des émissions. Avez-vous dû faire des concessions ?
Oui. En vérité, l’émission vaut beaucoup plus cher que ce que la chaîne achète quand elle est budgétée. Catherine Barma, mes collaborateurs, moi, on a tous décidé de faire des tas de sacrifices financiers. On a aussi renoncé à beaucoup de surprises car on a envie que l’émission existe. On espère juste que, si ça marche, on pourra la faire avec les moyens normaux.
Vous êtes aussi à l’antenne de France 2 avec « En terre inconnue ». Combien de numéros sont prévus cette saison ?
On a encore deux épisodes à tourner. Mais on en a deux d’avance que les téléspectateurs vont sans doute voir avant la fin de l’année : on a fait un voyage incroyable avec Edouard Baer dans la société Dogon au Mali. On a aussi tourné avec Zazie mais je n’en parle pas trop… ni des suivants ! Je repars en tournage en octobre.
On parle aussi de vous pour produire un programme court sur la philosophie.
Je tiens beaucoup à ce projet. Je l’ai proposé à France Télévisions qui a été emballé. Julia de Funès, la petite-fille de Louis de Funès, que j’avais eu comme stagiaire il y a dix ans, le présente. J’avais voulu la garder mais elle avait refusé le job dans « Comme au cinéma » pour faire des études de philo. Elle est allée jusqu’en agrégation et elle m’a proposé ce programme court génialissime. Il s’agit de dépoussiérer la philo et de montrer aux gens que ça nous sert tous les jours. On a fait un pilote dont je suis très content. Par exemple, on a tous entendu des gens dire qu’ils vont se faire plaisir car ils pensent être un épicurien. Et elle démarre en disant qu’en fait, Epicure disait exactement le contraire. Pour lui, le plaisir n’est pas du tout synonyme de bonheur et ces petits plaisirs peuvent générer de la frustration. Il y a beaucoup de trucages et d’effets spéciaux dans ce module, c’est un univers très dessiné. C’est très glamour et très drôle. J’y crois beaucoup. On n’a pas encore signé mais on en parle pour janvier sur France 2.
Vous avez du temps pour d’autres projets ?
Je vais produire une nouvelle émission sur France 3 : « Les Français qui crèvent l’écran ». C’est avec Philippe Gougler, un type incroyable qui fait une émission sur France 3 Nord-Pas-de-Calais Picardie (« La vie tout simplement », NDLR). Le concept, c’est juste lui qui va interviewer des gens, souvent en milieu rural, qui ont des passions hallucinantes. C’est souvent très drôle, très décalé. Il est actuellement dans le décrochage local du samedi. Ils font actuellement 8% de part de marché mais lui fait entre 25 et 30% ! C’est un ami et je suis ravi de faire ça. Ce sera pour début 2009.
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...]L’émission joue sur la surprise et les surprises faites à l’invitée comme Florence Foresti qui n’hésitera pas à hurler à Frédéric Lopez : « Mais tu es malade ! ». L’animateur a par exemple réussi à faire enregistrer un message à Madonna où celle-ci « pardonne Florence » suite à son sketch où elle la parodiait. Fan absolue de la chanteuse, Florence Foresti n’avait pas dormi de la nuit après s’être moquée d’elle sur le plateau de Laurent Ruquier. Une autre surprise en plateau a perturbé l’humoriste : « Florence Foresti me raconte qu’elle était garçon manqué et que les garçons préféraient sortir avec ses copines. Sa meilleure amie me dit que c’est faux et qu’elle était une grande séductrice. Elle était en fait amoureuse de Jean-Luc Delarue dont elle avait la photo dans sa chambre » raconte l’animateur qui retrouve la vidéo où Florence, qui avait alors 17 ans, apparaît dans le public de « La grande famille » sur Canal+. Clou du spectacle : Jean-Luc Delarue arrive sur le plateau. « Ils sont gênés l’un et l’autre » s’amuse Frédéric Lopez. A découvrir en intégralité samedi soir sur France 2.