D’après la dernière enquête Médiamétrie sur la période novembre-décembre 2006, Fun Radio continue sa remontée. Avec 6,4% d’audience cumulée, la station regagne 0,7% sur un an, véritable renaissance ou simple souffle éphémère…telle est la question.
On se souvient qu’en 2001 Sam Z, alors directeur d’antenne, avait quitté ses fonctions de la radio alors « Groove and dance », avec une audience créditée de 7,6%, boostée par l’effet Loft Story. Jusqu’à son retour il y a 18 mois, la station était en chute libre, et avait perdu presque la moitié de ses auditeurs sous la direction d’Olivier Jacobs et Xavier Laissus alias Victor. Un « mandat » agité par plusieurs changements de stratégies consécutifs.
L’auditeur dit « cœur de cible » de la station, est âgé de 13 à 24ans. Une période de la vie, qui correspond en bonne partie, à la recherche de sa propre identité. L’individu grandit, construit son image, et forcément tente de s’identifier alors, à un mode de pensée, de vie, à un courant musical, comme l’ont fait en leur temps les hippies à Woodstock.
Plusieurs années plus tard, et avec quelques connaissances marketing et notions de psychologie des individus, les idées sont les mêmes, et on peut aisément analyser, que cette période difficile pour Fun de 2002 à 2006, était due aux changements de formats hasardeux, de claims, et donc de stratégies réguliers qui déstabilisent l’auditeur en quête de repères.
Après avoir mis en place le « Groove and Dance » en 98 sous l’égide de Christian Lefebvre et Jean-Baptiste Jouy, Sam Z revient en sauveur, avec un « nouveau » slogan dans sa valise de business man : « Soul and dance ». Le nouveau format, amorcé fin 2005, est un simple retour aux sources, à peine remaniées, qui avaient permis entre 1998 et 2002 d’amener la station à des audiences proches des records établis à l’époque « Lovin’ fun ».
Il y a quelques jours Axel Duroux, président directeur général de RTL Group confiait à nos confrères de Challenges sa satisfaction suite aux résultats de la musicale jeune du groupe. Depuis, le directeur des programmes a quitté le navire pour rejoindre le paquebot de la rue voisine. Comme en 2001, après une remontée en surface, Sam Z s’en va tel un prince, par la grande porte. On connaît la suite. N’est il pas un peu tôt pour parler de succès ? Espérons que la remise à flots sera pérenne.