Info Ozap. Ce mercredi, en raison d'un mouvement de grève national de personnels techniques dans la presse quotidienne régionale (PQR), plusieurs journaux locaux dont Ouest-France ne sont pas parus ce matin. Cette deuxième grève en un mois a sérieusement énervé la direction générale de Ouest-France notamment parce que son principal concurrent, Le Télégramme, a réussi a sauver deux éditions aujourd'hui sur le Finistère, par exemple. Aucun exemplaire de Ouest-France n'a été distribué aux abonnés ou aux revendeurs.
Pourtant, des négociations ont eu lieu hier entre la direction générale du groupe et le Syndicat de la PQR (SPQR). Malgré la revalorisation salariale proposée, la CGT a décidé de voter une grêve. Les rotatives n'ont donc pas tourné cette nuit…
La non-parution du quotidien ce mercredi est très mal percue par la direction et par les journalistes, d'autant plus que le 1er mai est un jour de non-parution. Les lecteurs sont donc privés d'information pendant deux jours consécutifs. Ceci a amené, la DG de Ouest-France a publié cet après-midi un communiqué intitulé «Une non-parution désastreuse» qu'Ozap s'est procuré :
«Alors même que les résultats d'Ouest-France se dégradent dangereusement d'année en année, cette grève vient fragiliser encore plus le journal. Une non parution est toujours catastrophique, mais elle est encore plus désastreuse dans le contexte actuel. Désastreuse pour nos lecteurs qui peuvent se tourner vers d'autres médias, ou concurrents, qui eux, ont paru (...) Désastreuse, enfin, pour le journal et l'ensemble de ses salariés. Nous allons chiffrer ces pertes, que nous savons déjà énormes. Elles pèseront lourdement sur les résultats de l'entreprise et sa capacité à investir, seule garantie pour son avenir et donc l'emploi de chacun.»