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le 17 Avr. 08 à 22h06
 
Ne l’appelez plus Lydy mais .... Après sept ans de bons et loyaux services avec les L5, le premier groupe issu de la télé-réalité, la jeune femme entame une carrière solo avec « La Saison des Amours », un premier album sorti ce lundi. Elle revient pour nous sur les derniers mois très difficiles de l’aventure ..., sur la conception de ce nouvel opus, et sur la télé-réalité d’aujourd’hui.

imédias : Vous avez déjà sept ans de carrière derrière vous, et pourtant aujourd’hui vous repartez de zéro. Comment vous sentez-vous face à ce nouveau défi ?
Louisy Joseph : C’est une volonté de ma part, d’accepter de repartir à zéro, enrichie par l’expérience que j’ai eue. D’où le changement de mon nom – qui n’en est pas vraiment un puisque c’est mon nom de famille – et le nouveau style musical n’est rien d’autre que le mien. Il est empreint de plein de choses que j’ai aimées, quand j’étais jeune, et que j’ai retrouvées après les L5.

Comment s’est passé la fin des L5 ? On en a entendu parler un peu à la télé, dans la presse…
Ca a été très difficile. On a eu énormément de problèmes. Moi, j’ai eu des soucis financiers, car on ne vendait plus assez de disques, surtout au niveau du best of qui est sorti très longtemps après l’album précédent. Du coup, il a fallu trouver des moyens de survivre autrement, et ça a été très difficile.

Vous avez continué à donner des concerts ?
Oui, on a fait des petites dates, ce que certains appellent des « galas de @!#$?* » – ça m’a fait doucement rigoler quand j’ai entendu ça dans la bouche de ..., mais c’est la vérité. Et quand il n’y a plus eu de galas, j’ai vendu énormément de choses qui m’appartenaient. Ceci dit, ça ne m’a pas dérangée, j’étais plutôt contente de pouvoir repartir à zéro. Et puis, quand on est dans des périodes comme ça, on est complètement sûr de ce qu’on veut faire. J’avais un but précis, c’était de faire mon album.

Et vous n’avez pas été désenchantée par le métier, l’industrie du disque… ?
Non, j’ai pris les choses comme elles venaient. La musique, ce n’est pas qu’une question de célébrité, de finance et de contrats. C’est une profession de foi.

Une fois que l’aventure L5 a pris fin, comment avez-vous envisagé votre premier album solo ? Vous avez démarché les maisons de disques ?
Pas du tout. J’avais besoin de rencontrer des gens qui ont les mêmes influences musicales que moi. D’où l’intervention de ..., qui m’a présenté ...Jonathan Mamann..., le compositeur de mon album. On a confronté nos influences musicales, et on a vu que ça concordait parfaitement. Donc on s’est mis au travail dans sa chambre, chez ses parents, pendant environ 9 mois, jusqu’à ce qu’on ait l’album complet, qu’on a ensuite ré-arrangé au studio de Pascal Obispo.

Une fois l’album terminé, vous avez cherché avec quelle maison de disques travailler ? Vous êtes restés sept ans chez Universal tout de même !
Oui, en fait j’avais besoin qu’ils me voient grandir. C’est un peu comme quand on lâche ses parents - on sait qu’on va galérer ! En fait, j’essaie toujours de partir avec des nouvelles bases, et je voulais démarrer avec des gens qui croient en cet album, sans avoir de préjugés, sans me connaître au travers de mon parcours avec les L5.

Votre album « La saison des amours » est un vrai changement pour les gens qui vous ont suivie en tant que membre des L5. Ce nouveau son, vous en rêviez depuis longtemps ?
Il y avait une chose dont j’étais sure : je devais me retrouver vocalement. Avec les filles, on devait moduler son timbre de voix, sa puissance vocale en fonction des autres pour que ça concorde sur un même titre. Pour cet album, j’ai dû retrouver mon identité vocale, et ça a pris du temps. Et il fallait que tout ça aille avec mes influences musicales très fortes.

Dans vos chansons, vous évoquez ..., ...… ce sont des gens qui vous ont marquée ?
Oui, Janis c’est ma première prof de chant, et surtout d’interprétation. Je ne savais pas qu’on pouvait chanter comme ça ! Ca a été mon premier coup de cœur. John Lennon, c’est Pascal Obispo et ... qui m’ont écrit cette chanson. Ca ne parle pas de John Lennon, mais de sa chanson « Imagine », qui n’a aucune empreinte de race, de couleur de peau et de rang social. Il n’y avait qu’une idée : être une chanson pour l’homme, sans rien dénoncer, ou être rebelle.

Et aujourd’hui, quand on vous compare à ..., ... ou ...…
Mes influences musicales, je les tire de ma culture, et je crois qu’ils ont un peu la même carte d’identité que moi. En tout cas, c’est flatteur d’être placée dans cette catégorie.

Vous êtes un peu une survivante de la télé-réalité. Sept ans après, quel regard portez-vous sur ce type de programmes ?
J’ai beaucoup de tendresse pour ces programmes, ils m’ont amenée où je suis aujourd’hui. Et qu’on aime ou qu’on n’aime pas la musique des L5, il faut reconnaître le travail qu’on a fourni pendant sept ans avec les filles. On est restées soudées pour amener le groupe aussi loin. On est fières de ce qu’on a fait. Mon seul problème avec ces programmes, c’est quand ça va au-delà de la musique : quand on va chercher des choses qui choquent pour attirer les gens.

Si on vous avait proposé de vous suivre pendant tout l’enregistrement de votre album pour une émission de télé, vous auriez dit oui ?
Je n’aurais pas dit non ! Aujourd’hui, ce sont des images que j’aurais aimé montrer aux gens, j’aurais aimé montrer le plaisir que j’ai eu à le faire.

En ce moment, la grande tendance, c’est les groupes qui se reforment : ..., ..., ou même ...… c’est quelque chose que vous envisagez à moyen ou long terme avec les filles ?
Non… je n’aurais peut-être plus les jambes pour ça ! (Rires) Je ne revivrais pas mes années d’école, donc je ne revivrais pas mes années avec les L5… J’ai tendance à croire que c’est souvent pour des raisons commerciales qu’on reforme un groupe… Mais peut-être dans dix ans ! Il ne faut pas être fermée, même si pour l’instant ce n’est pas du tout quelque chose que j’envisage.

Vous gardez contact avec elles ?
Oui, et elles me souhaitent bonne chance pour mon album. C’est assez difficile d’expliquer les rapports qu’on a entre nous. On a ce que les frères et sœurs ont en termes de compétition, mais en même temps on a une tendresse issue de ces années passées ensemble. On a tout vécu ensemble. C’est comme si on était cinq sur Terre pendant sept ans. Aujourd’hui, on est encore très proches.
 
 
 
le 17 Avr. 08 à 22h06
 
Dommage que les L5 n'existent plus... J'adooooooorais !
Edité le 17/04/2008 à 22:09
 
 
 
le 21 Avr. 08 à 20h10
 
Pareil, j'aimais bien ce groupe.
 
 
 
 
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