Il est de retour. Dès le 7 juillet, ... présentera chaque jour à l'heure de l'apéro sur France-2 ..., le jeu musical animé jusqu'ici par .... Patrick Sabatier explique les conditions de son retour, ses projets avec France-2 et livre son regard sur l'évolution du PAF.
Ozap.com : Dès le 7 juillet sur France 2, vous présentez ..., un format animé jusqu'ici par Nagui. Comment êtes-vous arrivé à la tête de ce jeu ?
Patrick Sabatier : J'avais téléphoné à ... il y a longtemps en lui disant que si un jour je revenais à la télé – je n'en étais pas du tout sûr - et si c'est un jeu, j'aimerais que ce soit lui qui le fasse car je pense que Nagui est le maître des jeux. Après, ça s'est passé comme dans les belles histoires. Lui et France Télévisions ont ensuite choisi l'animateur et c'est tombé sur ma pomme ! J'étais très content car je trouve que c'est un très beau jeu et parce que Nagui en personne allait le produire. Les enregistrements se sont remarquablement bien passés et il m'a laissé extrêmement naturel dans ma façon d'animer. Il était absolument génial et banalement, on est contents.
Vous aviez le trac lors de ces enregistrements ?
J'ai le trac avant de prendre l'antenne. On a donc beaucoup travaillé avec .... Pendant un mois, je me suis entrainé. On a regardé les émissions et beaucoup parlé : le soir en m'endormant, je faisais le jeu ! J'ai même fait l'émission dans le bureau de ... sans caméra, sans rien ! Je voulais absolument ne pas le décevoir.
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Vous serez programmé cet été face à ... sur TF1. France 2, ou même vous, vous a mis un objectif d'audience ?
Peut être France 2 mais je n'en suis pas sûr. Moi, je me suis mis un objectif de plaisir. Plaisir de faire et d'être bien. On sait bien qu'il y a ... mais aussi le 19/20 de France 3, et l'offre très importante de la TNT à cette heure-là. J'ai donné tout ce que j'ai pu, qu'est ce que je peux y faire maintenant ? Si on me prend, tant mieux ; si on ne me prend pas… je sais ce que je sais, je l'ai déjà vécu.
Quel est votre avis sur l'annonce de la suppression de la publicité à la télévision publique ?
A TF1, j'ai fait de la télé avant même qu'il y ait de la publicité. On vivait bien. Maintenant, la publicité fait partie des programmes de TF1, au niveau du rythme et de la construction de la grille. Ce qui me parait essentiel, c'est que les recettes de la publicité soient intégralement compensées dans le budget de France Télévisions, à ' l'euro près ' comme le disait le président de la République. Ça me parait juste. Et ça veut surtout dire qu'il faut revoir la grille, donc ce sera nécessairement une autre télévision qui sera faite. Il faut laisser le temps que les choses s'installent car c'est un vrai boulot.
La suppression de la publicité va-t-elle faire disparaître les contraintes d'audience ?
Non. Il faut toujours faire de l'audience. Si avec notre jeu, on fait très peu d'audience, je partirais et je ne ferais plus de télévision. Il y a une marge entre vouloir à tout prix faire de l'audience et s'en ficher complètement. Sur une chaîne généraliste, on se doit de faire le maximum pour intéresser les gens sans tomber dans le trash.
Comme pour ..., votre arrivée sur France-2 a été critiquée, voyant en vous une incarnation du privé au sens mauvais du terme. Cela vous a blessé ?
Ça ne m'a pas du tout blessé. Ça fait quand même quinze ans que j'ai quitté TF1. Les observateurs observent et moi je vis. Qu'ils continuent à observer.
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Sur TMC avec Pendant la pub ou ces derniers mois sur Cap-24, vous avez su créer une vraie spécificité avec vos interviews de personnalités. Animer ce type de programmes sur France Télévisions, est-ce une piste envisageable ?
Je ne sais pas ce à quoi pense France Télévisions pour moi, on doit en parler dans quelques jours. Mais en tout cas, j'aimerais bien. Le talk-show m'intéresse. Nicolas Pernikoff (le directeur des divertissements de France-2, NDLR) étudie des projets dès maintenant pour me les proposer mais je ne suis pas pressé. On en discutera. Je sais que Nagui aussi a des idées et peut être d'autres encore. Il faut faire de la télé qui me ressemble.
On parle beaucoup de l'éviction de Patrick Poivre d'Arvor. Vous comprenez la décision de TF1 ?
J'espère de tout mon cœur que PPDA ne ressent aucune frustration. Il a fait 28 ans de JT au total, je pense qu'il n'est pas frustré. Une entreprise peut changer de présentateur, je vous le confirme ! Le désir qu'une entreprise ait à vouloir changer ne me choque pas. Après, à en juger par la mine de PPDA, je ne suis pas sûr que les choses ont été faites gentiment et je pense que 21 ans de services, quelque soit l'entreprise ou le métier, méritent quand même quelques égards. C'est ce que j'appelle la dignité. J'aime beaucoup la dignité et c'est une des choses qui se perd le plus et à laquelle je m'accroche le plus. Savoir rester digne, c'est très important.
.... Cela fait 28 ans que vous vous connaissez. Qu'est ce que cela fait de voir celui que vous avez fait débuter réussir une telle carrière ?
Je suis très content pour lui. Sa vie est une partie de la mienne. Je suis très respectueux de son travail, c'est un bosseur. Il sait que je ne partage pas tout ce qu'il fait. On a des discussions où je lui dis toujours de laisser parler les gens… c'est inacceptable. Je lui ai dit que tant qu'il serait comme ça, je n'irai pas dans ses émissions. Et je n'y suis jamais allé !
Il fait partie des professionnels avec qui vous aimeriez travailler ?
Oui. En tout état de cause, c'est quelqu'un qui est extrêmement pro, très bosseur, très accrocheur.
Y-a-t-il d'anciennes de vos émissions que vous aimeriez refaire ? On a récemment vu une adaptation du Jeu de la vérité sur W9 (... présenté par ...)…
C'est une adaptation, c'est vous qui l'avez dit ! Je trouve ça assez anormal, on ne m'a même pas prévenu : c'est de l'indignité professionnelle qui frôle la malhonnêteté. C'est un truc que je ne peux pas faire : je ne peux pas prendre quelque chose qui est très marqué et le débarquer. Je ne pourrais pas me regarder dans la glace le soir : je passe un coup de téléphone, on discute, on négocie ou pas. Pour vous répondre, je pense que les concepts que j'ai amenés sur l'antenne, Avis de recherche et Le jeu de la vérité n'ont pas encore tout dit. Mais je pense que pour l'instant, je ne suis pas du tout dans l'état de réfléchir à ça. Je suis dans l'état de savourer ce qu'on a fait et me dire ' C'est bien, je passe à la télé le 7 juillet '.
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...]Il est jeudi, les enregistrements de l'émission s'enchaînent aux studios de La Plaine St Denis. Patrick Sabatier est là, au centre du magnifique décor. Le présentateur accueille Bricette, une bordelaise qui pénètre le plateau en se déhanchant sur le générique de l'émission. Tout de suite, le présentateur instaure une relation de confiance avec la candidate. Embrassades, larges sourires... Patrick Sabatier sait mettre à l'aise ses candidats, quitte à leur tenir la main.
Le style Sabatier, c'est ça. Une empathie naturelle pour les candidats. Et si l'un d'eux se trompe, "nous avons tout notre temps, pas de souci, on recommence !" leur répond-il. Mais l'homme est un vrai pro : "Si on lui dit qu'on est à la bourre et qu'on doit mettre en boîte une émission en une heure, il la termine en 55 minutes" nous confie un membre de la production. L'animateur rappelle fréquemment les règles du jeu, la mécanique. Et s'il se trompe, Méline - l'assistante réalisatrice, connue pour ses interventions dans "Tout le monde en parle" - et Nagui, le producteur de l'émission, ne sont pas loin. Ce jour-là, ils interviennent régulièrement. Une fuite d'eau - qui atteint les premiers rangs des spectateurs - et des soucis informatiques émaillent les enregistrements. Pas de quoi entamer la bonne humeur générale : quelques minutes plus tard, tout le monde se prend à entonner "Le Sud" de Nino Ferrer.