Qui a dit que le cinéma américain était morose ? Et si tous les spectateurs qui ont déserté les salles cette année se réservaient en fait pour ce film tant attendu, ... ?
Le week-end de sa sortie aux Etats-Unis, la Warner a engrangé 155,5 millions de dollars en trois jours grâce à .... ..., qui croyait détenir le record du meilleur démarrage, est reparti faire sa toile. Autre record, il n’aura fallu que 18 jours au dernier Batman pour récolter 400 millions d’euros. ..., précédent tenant du titre, en avait nécessité 43 pour réaliser le même score. Ridicule.
A Hollywood, on regarde déjà au loin pour voir si on n’aperçoit pas le ... et ses 600,8 millions de dollars de bénéfices, histoire de la doubler. Aucun Ch’ti à l’horizon, pourtant, dans le film de .... Mais comment fait-il, alors, pour affoler le box-office ?
C’est une adaptation de Comics
Le genre était tombé en désuétude jusqu’à ce que Magnéto et ses potes d'... ne rappellent à Hollywood que ça remplit encore les poches. ..., ..., ..., ... ou encore ... ont ensuite surfé sur la vague qui ne semble pas prête de faiblir (on nous infligera bientôt Flash Gordon, c’est pour dire). Marvel ou Dc Comics ? Peu importe. Ca rapporte, et les Batman ne dérogent pas à la règle.
Le Joker vs. Heath Ledger
Un peu comme dans le ... de ..., où la personnalité du Joker incarné par ... prenait le pas sur celle de Batman, cette nouvelle version du méchant semble être au centre du film. Il suffit de voir les affiches, les articles de presse et les campagnes de pub en parlant. Ce n’est pas juste l’histoire d’un héros niaiseux, c’est un duel à mort. Le décès de l’interprète du Joker, ..., y est aussi pour beaucoup. ... devient un « dernier film », un hommage post-mortem, le retour d’un inquiétant fantôme à l’écran. C’est quoi, au fait, le protocole lorsqu’un acteur ne peut pas venir chercher son Oscar ?
Les sorties de l’été sont médiocres
En dehors de quelques gros films très attendus (..., ...), les américains sont obligés de se tartiner ... ou ... dans une série de comédies dont ils commencent à se lasser. Pendant ce temps, un film de super-héros subversif vient réveiller les peurs d’une Amérique toujours à la recherche de son sauveur, hantée par un ennemi dont le mal semble être la seule ambition.
C’est fidèle à la bande-dessinée
... avait amorcé la transformation avec ... : finis les décors gothico-modernistes des épisodes 1 ou 2, les costumes rutilants des 3 et 4 ou les justifications foireuses pour expliquer la haine entre Batman et le Joker. Retour à une réalité froide, une méchanceté injustifiée, l’esprit original de la BD. Les fans adorent. Et les français ? Réponse le 13 août.