Le monde n'est plus aussi fan de musique latino qu'en 1999, époque à laquelle Ricky Martin et Enrique Iglesias sont devenus des stars internationales. Huit ans plus tard, à part si on s'appelle Shakira, la seule façon d'intéresser encore les radios est d'ajouter une touche de hip-hop dans le mix. C'est ce qu'a fait Ricky Martin...
Le monde n'est plus aussi fan de musique latino qu'en 1999, époque à laquelle
Ricky Martin et Enrique Iglesias sont devenus des stars internationales. Huit ans plus tard, à part si on s'appelle
Shakira, la seule façon d'intéresser encore les radios est d'ajouter une touche de hip-hop dans le mix. C'est ce qu'a fait
Ricky Martin sur son dernier opus "Life", sans grand succès malheureusement, et Enrique prend le même chemin sur "Insomniac".
Mais que les fans du beau gosse latino se rassurent, le fils de Julio est resté fidèle aux mélodies et aux sonorités qui ont fait son succès. A part le torride premier titre "Ring My Bells", qui peine à convaincre à la première écoute mais s'avère rapidement l'un des meilleurs titres de l'album, et le mix R&B latino de "Push", la plupart des titres auraient pu sans problème figurer au tracklisting de ses albums précédents "Escape" ou "7". Ce n'est pas un problème en soi, le premier extrait
"Do You Know" étant l'un de ses singles les plus accrocheurs. Malheureusement, ce n'est pas non plus très excitant, et la production trop aseptisée enlève à de nombreux titres tout soupçon d'émotion. Ainsi, la ballade et probable single "Somebody's Me" n'arrive pas à la cheville de ses hits passés
"Hero" ou "Addicted";
"Tired of Being Sorry" est le "Be With You" de l'album, mais en moins accrocheur, et "Miss You" ressemble à un titre que son père aurait pu chanter!
Heureusement, certains titres sont suffisamment forts pour briller malgré la production peu inspirée, et Enrique a le bon sens de se la jouer acoustique sur la très belle ballade "Don't You Forget About Me". "Insomniac" n'est donc pas un mauvais album, loin de là, et les choix les plus osés qu'Enrique a faits sont très prometteurs. Mais quand le choix le plus audacieux qu'un artiste fait sur son dixième album est d'inclure un rap de
Lil Wayne, c'est un peu ennuyeux. Malgré tout, il y a fort à parier que les fans d'Enrique trouveront leur bonheur dans cet album, qui recelle suffisamment de singles potentiels pour assurer qu'on entendra parler de lui dans les charts mondiaux pendant quelques mois.