Jay-Z n'est pas seulement le mentor de
Rihanna. Ni le mari de
Beyoncé. Et il ne fait pas que des featuring sur les titres de ses belles.
Jay-Z, c'est avant tout l'un des rappeurs américains les plus populaires de l'histoire : plus de 10 ans de carrière, 11 albums dont 10 numéros un et une fortune estimée à 1,3 milliard de dollars. Son dernier album en date,
"The Blueprint 3", est un succès commercial, et pour le deuxième extrait,
Jay-Z revient accompagné d'
Alicia Keys.
Déclaration d'amour à New-York, "Empire State of Mind" est doté d'une mélodie ultra efficace, elle-même portée par une production grandiose, qui renforce l'esprit de la chanson. On peut presque voir les buildings de la Grande Pomme et la Statue de la Liberté. L'effet est donc réussi. Mais voilà, le refrain chanté par la talentueuse
Alicia Keys est parfait, explosif et puissant, et la chanson est comme déséquilibrée. En effet, les couplets de
Jay-Z ne sont pas à la hauteur, et c'est un comble ! Le roi du rap s'y contente du service minimum, avec des paroles assez pauvres, déjà vues et revues, assez vantardes et qui n'évitent pas les clichés : il a réussi, se balade en Lexus blanche dans les rues de la ville et à lancé la mode de la casquette NYC... Heureusement, il y a tout de même quelques clins d'œil sympa, notamment une allusion à sa femme, « BK », qui vient, elle, du Texas.
En fait, "Empire State of Mind" est un peu à l'image de l'album de
Jay-Z : des featurings excellents, une belle production, mais un Jay-Z absent. Le titre reste une réussite, un hymne fort à New York, mais c'est uniquement grâce à la magnifique
Alicia Keys, dont on attend le refrain avec impatience à chaque écoute. Pas étonnant, d'ailleurs, que la version "Empire State of Mind Part II" d'
Alicia Keys, disponible sur son album
"The Element of Freedom", fonctionne aussi bien.