Trois ans après le succès phénoménal de
"The Emancipation of Mimi", l'album qui a relancé sa carrière, Mariah Carey revient, et annonce d'entrée de jeu que "E=MC2" est en quelque sorte la suite de l'album précédent : un album sur lequel elle est encore plus émancipée et plus elle. Et effectivement, Mariah ne s'aventure pas loin de ce qu'elle faisait déjà il y a trois ans. Ainsi, on retrouve trois clones de son hit mondial
"We Belong Together", aussi bien produits mais pas aussi accrocheurs. Même constat pour "Cruise Control", copie conforme de son single
"Shake It Off", à la production plus solide mais au refrain plus discret. L'impression générale est décevante.
Heureusement, certains titres sortent du lot.
"Touch My Body", que Mariah doit aux auteurs/compositeurs du désormais classique
"Umbrella" de
Rihanna, est fun, entêtant et drôle, tandis que "Migrate" fera un carton dans les clubs US. "Bye Bye" s'aventure sur le terrain de la perte d'un être cher, à la "One Sweet Day" mais en moins dépressif, et n'est plombé que par une production un peu générique. Impossible également de passer à côté du "Side Effects", une production Scott Storch sur laquelle Mariah déverse toute la douleur de son mariage étouffant à Tommy Mottola.
Au final, "E=MC2" devrait ravir les fans de la diva, mais n'en convertira pas de nouveaux. On ne reprochera pas à Mariah d'avoir fait la même chose que sur son opus précédent,
"The Emancipation of Mimi" - après tout, c'est le concept de ce nouvel album. Ce qu'on lui reprochera, en revanche, c'est d'avoir fait pareil, mais en un peu moins bien.