« Si t'es pas toi, qui le sera ? », demande malicieusement Maya Barsony dans "Boomerang", extrait de son troisième album "Femme d'extérieur", le premier produit par une maison de disques. Une chose est sûre : Maya Barsony ne joue pas à être quelqu'un d'autre. Entière, décalée et plongée dans un univers bien à elle, cette auteur-...
« Si t'es pas toi, qui le sera ? », demande malicieusement
Maya Barsony dans "Boomerang", extrait de son troisième album "Femme d'extérieur", le premier produit par une maison de disques. Une chose est sûre : Maya Barsony ne joue pas à être quelqu'un d'autre. Entière, décalée et plongée dans un univers bien à elle, cette auteur-compositeur-interprète refuse de rentrer dans le moule bien confortable de la variété française.
Rien qu'à lire les titres, on s'aperçoit qu'elle ne nous livrera pas de "Je t'aime" ou de "Tu me manques". De "Calamity Jane" en passant par "Chitah" (oui, la gueunon de Tarzan), ses titres sont originaux et sans concession, autant au niveau des paroles que des mélodies et de la production. Ames sensibles, s'abstenir. Ainsi, quand Maya s'attaque aux chanteuses à voix, sur un texte de
Brigitte Fontaine et une mélodie co-composée avec M, elle critique « les pétasses qui vont traîner leurs couilles en or dans les palaces ». Ca a le mérite d'être clair.
Certes, quelques titres convainquent moins que d'autres. On aurait pu se passer de la chanson consacrée aux "P'tits Boulots", par exemple. Malgré tout, "Femme d'extérieur" ne laisse pas indifférent. Mêlant pop, rock, reggae et même ska, l'album est un cousin plus osé, plus vrai et plus entier du
"Lunatique" de
Jenifer, tandis que l'interprétation tantôt lassive, tantôt énergique de Maya rappelle parfois
Olivia Ruiz. Ajoutez à cela une pincée de folie et un univers bien identifié, et voilà un album qui va faire parler de lui.