"Dans mes draps de chrysanthèmes, l'aube peine à me glisser doucement son requiem...", chante Mylène Farmer sur "Paradis Inanimé". Clairement, la rousse canadienne n'a pas changé. Depuis 2001 et son best-of "Les Mots", les fans attendent pourtant avec impatience que leur idole se réveille. Mais après la déception "Avant que l'om...
"Dans mes draps de chrysanthèmes, l'aube peine à me glisser doucement son requiem...", chante
Mylène Farmer sur "Paradis Inanimé". Clairement, la rousse canadienne n'a pas changé. Depuis 2001 et son best-of "Les Mots", les fans attendent pourtant avec impatience que leur idole se réveille. Mais après la déception "Avant que l'ombre", "Point de suture" ne leur apportera ni révolution, ni même évolution.
Heureusement, si "Point de suture" innove peu, Mylène et son fidèle collaborateur Laurent Boutonnat ont eu la bonne idée de laisser derrière eux les titres midtempo de son précédent album pour des titres qui bougent, et qui bougent bien. "Je M'ennuie", "C'est dans l'air" et "Sextonik" sont clairement dance, et Mylène revient au rock d'
"Anamorphosée" sur "Paradis Inanimé". Du côté des thèmes, sans surprise, on prend les mêmes et on recommence : ça parle de spleen, de sexe, et un peu de mort aussi ("on finira au fond du trou"). On oubliera juste le duo avec
Moby sur "Looking for My Name", véritable non-événement, et le premier single
"Dégénération". Côté ballades, "Point de Suture" remporte la palme, faute de mieux.
Et c'est un peu le sentiment qui prévaut sur l'album. Après
"Dégénération", "Point de Suture" rassure, et on adhère, faute de mieux. Dommage, on aurait tout de même bien aimé que
Mylène Farmer se creuse un peu plus, quitte à attendre un an ou deux.